Pas moins de trois terroristes se sont rendus aux forces de sécurité, la semaine passée, dans les monts de Hezzamma et Thelath, surplombant la ville de Lakhdaria, 45 km au nord-ouest de Bouira. Affiliés à une serriate de katibet El Farouk dont l’ »émir » Bouchenak H’cène alias Abou El Hassane s’apprête, lui aussi, à se rendre, selon des sources dignes de foi, les trois terroristes viennent donc de rompre le pacte de sang qui les liait au GSPC. Originaires de Lakhdaria, les trois redditionnistes ont pris, pour la plupart, le maquis il y a plus de six ans. Leur repentance a eu lieu, précisément, selon nos sources, lundi dernier, au maquis de Thelath où ils ont faussé compagnie à leurs acolytes toujours considérés comme irréductibles. Un détachement militaire les attendait à la lisière de la zone montagneuse précitée. Juste après, ils ont été conduits, sous escorte, vers un cantonnement voisin de l’ANP. L’on s’attend à l’exploitation des renseignements fournis par ces repentis pour donner un essor à la lutte anti-terroriste, particulièrement dans les maquis avoisinants de Djerrah et Beggas où l’on soupçonne, ces dernières semaines, la présence de hordes islamistes étrangères à la région. Dans trois wilayas de Kabylie — Bouira, Boumerdès et Tizi Ouzou —, l’on enregistre ainsi au total pas moins d’une dizaine de redditions depuis le référendum du 29 septembre 2005 portant sur la paix et la réconciliation nationale. En allant crescendo — et c’est ce qui est attendu par les observateurs de la scène sécuritaire, notamment à Bouira —, ces redditions sont susceptibles d’accentuer la division au sein des groupes islamistes armés, ayant des connexions avec la maffia politico-financière.
S. H.
