Le problème du lancement de la zone industrielle de cent seize hectares, située sur les territoires de Draâ El-Mizan et de Tizi-Gheniff, ne cesse d’animer des débats, d’autant plus que pour Tizi-Gheniff seuls deux hectares, sur les cinquante- huit qui lui sont réservés, ont été retenus pour la simple raison que les autres terrains sont hautement productifs et irrigables.
Cette décision, rappelons-le, a soulevé le courroux de la coordinations des comités de villages et des maires de Tizi-Gheniff et de M’kira qui ont adressé un courrier aux hautes autorités pour exiger que cette superficie initiale soit incluse dans cette zone. « C’est pour la première fois que les pouvoirs publics ont pensé à nous doter d’une telle zone dans la perspective de booster l’activité économique et, par ricochet, créer des postes d’emploi dans notre région. Mais, soudain, notre part est réduite presque à néant sur un rapport de rien du tout sous prétexte que ces terres sont productives », s’indignera un membre de la coordination des comités de villages de Tizi-Gheniff. Suite aux interpellations successives de ce mouvement et des autorités locales, une délégation composée du P/APW, M. Hocine Haroun, du députe Didouche Hamou, du directeur de l’agriculture de la wilaya, s’est déplacée, avant-hier, (lundi), sur les lieux où elle a rencontré les maires de Draâ El-Mizan, celui de Tizi-Gheniff, le chef de daïra de Tizi-Gheniff ainsi qu’une délégation de la coordination des comités de villages et en même temps les agriculteurs de la région. Une fois sur place, chaque partie a exposé ses positions et ses propositions pour le règlement définitif de ce problème et lever les entraves. Toutes les propositions et les solutions proposées par les uns et par les autres ont été passées au peigne fin. Le P/APW a proposé pour sa part, que prochainement une session sera tenue à l’hémicycle de l’APW pour justement débattre plus profondément de cette zone industrielle. Décision très appréciée par tous les présents. Les différentes interventions sont allées dans le sens de ne pas perdre cette zone, considérée comme un nouveau souffle à cette partie du sud du chef-lieu de wilaya en quête de développement. « Toutes les petites entreprises de cette région ont été fermées. Le taux de chômage est devenu effarant. Si on nous privait encore de cette opportunité nous resterons en marge du développement à vie », s’exclamera un intervenant. Au terme de cette rencontre, il a été demandé de constituer une commission qui travaillera sur tous les aspects inhérents à cette zone, entre autres, sa délimitation, les indemnisations en vue d’en finir définitivement avec ces spéculations qui se font ici et là. De leur côté les membres de la coordination ne comptent céder aucun iota par rapport à ce problème. « Notre mobilisation est intacte jusqu’au bout », nous déclarera un membre de la délégation des comités de villages. Une lueur d’espoir s’ouvre après tout ce qui a été dit à ce sujet. « Nous ne céderons pas un pas de la superficie qui est réservée à notre commune. Ou c’est la totalité ou c’est rien », estimera un membre de la délégation de la coordination des comités de villages. En tout cas, tout le monde est convaincu que la création de cette zone est un atout pour faire décoller cette région ô combien délaissée.
Amar Ouramdane

