Le wali chez les protestataires

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le wali, Hamou Ahmed Touhami, a ordonné sur place, à quelques promoteurs qui sont en train d’ériger des immeubles, d’arrêter « immédiatement » les travaux, et ce pour « constructions illicites » et « non respect des normes urbanistiques »

En visite d’inspection dans la localité d’Ighil El Berdj, relevant de la municipalité de Béjaïa, après un mouvement de protestation de ses habitants qui avaient ont bloqué à trois reprises la RN24 pour réclamer l’amélioration de leur cadre de vie, le wali a constaté de visu « l’anarchie urbanistique » qui longe cette route reliant les wilaya de Béjaïa et Tizi-Ouzou, par la côte ouest. Très furieux, le wali, Hamou Ahmed Touhami, a ordonné sur place, à quelques promoteurs qui sont en train d’ériger des immeubles, d’arrêter « immédiatement » les travaux, et ce pour « constructions illicites » et « non respect des normes urbanistiques ». En effet, pas moins de trois promoteurs sont en train de construire des immeubles à usage d’habitation à quelques pas de la RN24, « sans prévoir les commodités nécessaires en matière d’urbanisme », a-t-on déclaré pour justifier la décision d’arrêt des travaux prise à l’encontre de ces entrepreneurs. Par ailleurs, dans la localité d’Ighil El Berdj, le wali de Béjaia a écouté attentivement les préoccupations des citoyens, qui réclamaient essentiellement l’aménagement de la route principale menant à leur localité le renforcement de l’éclairage public, le raccordement au réseau de gaz de ville et l’ouverture de nouvelles lignes de transports à même de désenclaver la région. Le premier responsable de l’exécutif de wilaya a promis de prendre en charge, incessamment, ces doléances, tout en exhortant les protestataires à la patience et au rejet des actions de fermeture de routes « qui pénalisent avant tout les citoyens et l’économie locale ». Pour la réhabilitation du chemin donnant accès à cette localité qui se trouve, au demeurant, dans un piteux état, un élu de l’APC de Béjaïa avait déclaré que le projet est inscrit et sa réalisation sera confiée de gré à gré à une entreprise publique (SNTP). Quant à la demande d’ouvrir une ligne de transport pour relier Ighil El Berdj à l’arrêt de bus dite « Porte Sarazine », elle sera étudiée par la direction du transport. 

Boualem Slimani 

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