Le mouvement de protestation mené par les habitants de Berdoun, dans la commune d’Amizour, qui ont fermé cinq jours durant, le siège de leur APC, pour réclamer la prise en charge concrète de leur doléances, n’a toujours pas donné ses fruit. Le cri de détresse de ces citoyens n’a apparemment pas trouvé un écho favorable auprès des responsables locaux, à en croire une déclaration rendue publique par l’association socioculturelle du village de Berdoun. «Nous tenons à informer l’ensemble de la population d’Amizour qu’au bout du cinquième jour de la fermeture du siège de l’APC, le premier responsable de la commune et l’ensemble des élus ont préféré opter pour la politique de la fuite en avant, en minimisant, voire en négligeant, nos revendications légitimes, dictées par de longues années de souffrance», lit-on dans ladite déclaration. Cette politique de la fuite en avant est perceptible, selon les rédacteurs de la déclaration, parvenue à notre rédaction, par les dernières décisions prises par l’exécutif communal. «Ces élus se sont réunis à la bibliothèque municipale, où une décision bafouant toutes les règles démocratiques a été prise. Ils se sont entendus pour ne nouer aucun contact avec la population de Berdoun et d’aménager un bureau pour le P/APC au sein du service d’état civil, sans en informer les citoyens de la commune», lit-on dans la déclaration. Par ailleurs, les habitants de Berdoun, qui réclament notamment une meilleure distribution de l’eau potable et la réfection du réseau routier de la localité affirment : «ces manœuvres malsaines n’affaiblissent en rien notre détermination et engagement à continuer le combat jusqu’à la satisfaction de nos revendications».
Boualem Slimani
