Chaleur, cherté et… terrorisme !

Pour ceux qui ont pris la (courageuse) décision de se conformer au rituel du jeûne, les 30 jours à venir seront loin (très loin !) d’être une sinécure.

Les services de la météo annoncent, pour les dix premiers jours du mois sacré, un climat chaud et humide. Les organismes seront mis à rude épreuve. Les nerfs aussi. Pourtant, il faudrait bien tenir jusqu’au bout car, avec la carte tarifaire qui régit actuellement la bourse des produits de large consommation, même les portes-monnaie seront appelés à faire preuve de ténacité.

A tout cela, il faudrait bien ajouter la confusion qui accompagnera l’application des nouveaux horaires de travail de la Fonction publique, lesquels, on le sait, seront « respectés » avec, au moins, une heure de retard le matin et une heure d’avance l’après-midi. Les affaires courantes des citoyens seront donc gérées, comme chaque ramadan, à la saint glis-glis ; et la coïncidence de ce mois avec la période des congés et l’instauration du nouveau week-end ne fera qu’empirer une situation déjà chaotique.

Les plus réalistes (de ceux qui ont décidé de faire carême) ont opté pour des solutions pour le mois radicales : dormir ! « Je vais me mettre en veilleuse pendant tout ce mois. Toutes mes affaires seront arrêtées et reportées jusqu’a l’après-Aïd. Je dormirais autant que je pourrais pour ne pas avoir à subir la chaleur et les tracas inhérents à ce mois… ! » nous disait Samir, un jeune vendeur de cigarettes à Tizi-Ouzou à propos du ramadan.

Et des types comme Samir, il y en aura certainement beaucoup, à plus forte raison que rien, ou presque, incite les jeûneurs à s’acquitter de leur devoir religieux dans de bonnes conditions.

Samir, notre interlocuteur, n’a pas manqué d’ironie : « Je ne ferais que dormir et, qui sait peut-être que cela pourrait même me sauver la vie… car avec la situation sécuritaire qui sévit actuellement en Kabylie, il ne fait pas bon de roder en dehors de son domicile à toute heure… « ,Samir a bien résumé la situation.

Aucun commentaire n’est nécessaire. Saha ramdankoum quand même… !

Ahmed B.