Après une semaine du mois de Ramadhan, le marché de fruits et légumes de la ville de Bouira affiche une mercuriale tout à fait différente de celle des premiers jours de ce mois sacré.
Pour rappel, à la veille de ce mois de jeûne, jour du marché hebdomadaire, les habitués de cet espace commercial ne croyaient pas leurs yeux en découvrant les prix affichés des produits de première nécessité et même des fruits. La courgette qui était de 40 DA s’est retrouvée, en un laps de temps, écoulée à 140 DA et la carotte à 90 DA. Quant aux autres aliments, leurs prix ont été carrément doublés. Cette situation a laissé le citoyen Bouiri perplexe en redoutant le maintien de ces prix durant tout le mois de carême. Mais voilà après quelques jours seulement du début du mois de Ramadhan, cette mercuriale enregistre une baisse et retrouve sa situation normale, au grand soulagement du citoyen. La tomate est cédée à 50 DA le kilo, l’haricot vert à 80 DA, la courgette à 50 DA et la carotte à 50 DA également. Quant aux viandes blanches, le poulet, dont le prix affiché au début de Ramadhan à 350 DA le kilo, se retrouve aujourd’hui écoulé à 310 DA. Les fruits par contre, leurs prix ne sont pas stables mais tout de même une baisse sensible a été enregistrée. La banane, à titre d’exemple, son prix est passé de 170 DA à 130 DA, la nectarine, les pèches et la pomme, leur prix demeurent à la portée du consommateur. Néanmoins, les dattes, aliment de large consommation en ce mois de carême, son prix n’arrive malheureusement pas à connaître une quelconque réduction nonobstant sa forte demande. Ce qui suscite moult interrogations au sein des habitués de ce marché qui n’arrivent pas à comprendre les raisons de cette hausse inexpliquée voire abusive. « Avant le Ramadhan, les dattes sont affichées à 300 DA le kilo. Mais une fois le carême arrive, le prix de ce produit prend de l’ascenseur au point de se retrouver loin et même très loin de la portée des bourses moyennes. A 500 DA le kilo, je préfère me rabattre sur la z’labia », dira un client rencontré dans ce marché.
S. M.

