Les villageois de l’Aârch de Berkouka ont organisé une journée de protestation, dimanche dernier, et fermé les siège de daïra et de l’APC de Maâtkas, et bloqué le chemin de wilaya n°147 en plusieurs endroits. Les protestataire, pour justifier leurs actions, ont adressé une plate-forme de revendications comprenant 9 doléances aux responsables concernés. Dans l’après-midi de la même journée, une réunion, entre les représentants des villages avec les autorités locales et plusieurs responsables au niveau de l’exécutif de wilaya, a eu lieu. Pour connaître les solutions et les résolutions préconisées, nous avons questionné le chef de daïra de Maâtkas, M. Zokrami, qui nous dira : «Il est vrai que les grappes de villages de Berkouka, totalisant près de 15000 habitants, accusent un retard multidimensionnel. Une simple réunion avec tous les responsables concernés aurait suffi pour trouver un terrain d’entente, mais aller jusqu’à fermer la route et les sièges de l’APC et de daïra n’était pas la meilleure solution. Il ne faut pas incriminer les élus locaux qui font des efforts considérables pour booster le développement de tous les villages de la commune de Maâtkas ». Concernant les revendication soulevées par les protestataires, notre interlocuteur précisera : «Une nouvelle chaîne d’AEP est en voie de réalisation, pour un montant de14,5 milliards de centimes. La réfection du réseau de distribution, en PEHD, est déjà finalisée. Ce sont 32 kilomètres de conduite qui seront remplacées. Pour ce qui est de l’alimentation en eau potable de Berkouka, elle se fait 4 jours par semaine. La dernière pénurie qui a soulevé le courroux des villageois est due à une panne technique au niveau de la station de Tassadort. C’est vous dire que la situation s’améliore de jour en jour. Une fois le projet finalisé l’eau sera disponible H24 et le quota venant de Tassadort sera réparti sur l’ensemble des villages de la commune». «Le projet du nouveau réseau d’assainissement a atteint 85% »Au sujet du problème de l’assainissement que les représentants des villageois avaient également soulevé le chef de daïra déclarera : «L’Aârch de Berkouka a bénéficié d’un projet important de 11,7 Km d’assainissement. À présent, il est réalisé à hauteur de 85%. Neuf (9) kilomètres sont déjà réalisés. Même s’il y’a eu, j’avoue, du retard, dû essentiellement aux oppositions émanant des citoyens et aux difficultés du terrain, accidenté et rocailleux. Le directeur de l’hydraulique s’est engagé à instruire l’entreprise de renforcer le chantier en moyens matériel et humain». Pour ce qui est du gaz naturel, M. Zokrami annoncera : «Le gaz arrive. Les travaux sont déjà lancés à partir de la commune voisine d’Ain Zaouïa. Là aussi, il y a eu des arrêts à cause des éternelles oppositions. Cela fait perdre du temps, mais à présent, les oppositions sont levées et l’entreprise a repris les travaux». Pour ce qui est de l’extension du réseau d’électricité le chef de daïra dira que 3 villages, à savoir Ighil Issiouene, Ighil Teqdhibine et Tala Medda, sont inscrits pour en bénéficier. Il signalera qu’au village de Tala Medda, «le projet a été déclaré infructueux». Au sujet de la téléphonie fixe, notre vis à vis dira : «Berkouka a de la chance puisqu’il y a une antenne administratif. Ils sont donc concernés par la pose de la fibre optique, conformément à une décision nationale entrant dans le cadre de la numérisation des états civils. C’est juste une question de temps et de patience».
«Personne ne nous dictera ce que nous devons faire»
Concernant le revêtement de la route communale reliant les villages de Berkouka au chef-lieu communal, notre interlocuteur estimera : «Il est vrai que ce chemin a été endommagé par les travaux d’assainissement et d’AEP, mais il y a également le gaz naturel et la fibre optique qui arrivent, donc nous ne voyons pas l’utilité de bitumer cette route, pour ensuite procéder à des travaux. Nous n’avons pas pour habitude de gaspiller l’argent public. Comme les villageois en font une priorité nous avons promis de saisir le wali pour réhabiliter ce tronçon en tri couche, pour le moment. Ce sera donc à l’appréciation du premier magistrat de la wilaya de trancher. Le principe est acquis, mais il faut trouver une source de financement». Pour ce qui est du départ du subdivisionnaire de l’hydraulique, réclamé par les protestataires, le chef de daïra répondra : «Ce n’est pas à la rue d’imposer ce genre de chose. C’est une affaire qui concerne l’administration et personne ne nous dictera ce que nous devons faire». Enfin, au sujet de l’habitat rural, le chef de daïra préciser : «Sur les 240 demandes déposées par les villageois de Berkouka, une centaine ont été satisfaites, en attendant la confirmation par la CNL. Il y aura d’autres quotas et les villageois auront leur part, à l’instar de tous les autres villages de la commune».
Hocine T.
