Au cours d'une rafle effectuée, avant-hier entre 18 et 19h, dans le cadre du dispositif mis en place contre le trafic de drogue, la police judiciaire, à sa tête le chef de service de la wilaya Djamel Ghersa, 15 individus ont été interpellés au niveau d’une impasse située au quartier Ecotec.
Selon le responsable, qui faisait un point de presse à la suite du succès de cette opération, 9 d’entre les personnes interpellées étaient déjà fichées par la police. Et alors que 14 d’entre elles ont été relâchées, peu après leur audition, la quinzième, qui a fait une fausse déclaration d’identité a été identifié comme étant un repris de justice. Cette seule fausse déclaration pourrait lui valoir d’être convoqué devant le procureur. Lorsque sa mère, éplorée, a pu se rendre au commissariat central, elle a appris avec soulagement que son fils a été remis en liberté après son audition par la police. La deuxième sortie de la soirée, effectuée entre 21h30 et 22h45, a été une opération de routine destinée à tester l’efficacité du dispositif antiterroriste. Le responsable de la police judiciaire a tenu à rappeler, devant la presse, peu avant de sortir en patrouille, que la wilaya reste une cible privilégiée des groupes terroristes, même si toutes les dispositions sont prises pour sa sécurité. D’où le renforcement systématique de ce dispositif et l’attention accrue dont Bouira bénéficie spécialement de la part des services de sécurité pour parer à toute éventualité. Pendant une tournée, qui a mené les deux véhicules de la police du commissariat central au carrefour de Tikjda, en passant par les quartiers Nassim, Belmahdi, 140 logements, Allemands, la gare routière, Zirout Youcef, Sayeh, Ben Amara&hellip,; un individu suspect, portant barbe et blouson en cuir noir, a été alpagué au niveau du pont Sayeh et emmené au commissariat. Il a été montré discrètement à la presse au retour vers le point de départ. Il ne semblait pas avoir toute sa tête. Il prétendait être maçon, selon le chef de la police judiciaire. Si rien de sérieux ne sera retenu contre lui, il pourrait regagner son domicile ce soir. Il faut signaler que le dispositif en question comprend trois barrages fixes, un à la sortie nord de la ville en allant vers Alger, un deuxième à la sortie Est en allant vers Haïzer, et un troisième sur la route de Aïn Bessam, à hauteur de la gare routière. Il compte également un grand nombre de barrages inopinés, que l’on retrouve dans tous les coins de la ville, comme celui remarqué au niveau du rond point, non loin de la gare ferroviaire et l’ancienne gare routière. Enfin, le système se complète par un nombre important de policiers en civil, qui exercent une surveillance sans relâche dans les principales artères, pour repérer le moindre mouvement suspect et intervenir à tout moment, et deuxièmement, par des patrouilles qui sillonnent la ville dans tous les sens. De 22h45 à minuit, la troisième sortie, consacrée à la lutte contre le vol, la prostitution, l’alcool et la drogue, «est une mission quotidienne par rapport à la rafle qui s’effectue que tous les deux ou trois jours », assurait le responsable du service de police, Au niveau du point dit Rebrab, une quinzaine de contrôles de véhicules ont été effectués. Un motocycliste, remarquant le barrage qu’il n’avait pas l’habitude de trouver là à cette heure-ci, a pris la fuite. En revanche, au lieudit Errich, quartier où quelques villas ne sont pas encore occupées et soupçonnées donc d’abriter des délinquants, chacune de ces bâtisses a été fouillée de fond en comble par la brigade de recherche et d’investigation (BRI). Sans résultat. Quoi qu’il en soit, tous ces dispositifs, qui mettent la police sur les dents, montrent à quel point la sécurité des citoyens est au centre des préoccupations de ce corps, car, en dépit de l’insuffisance des effectifs par rapport à l’énormité de la tâche qui lui est dévolue dans le cadre de ses nombreuses missions, il arrive à des résultats étonnants.
Aziz Bey

