l Pour cette année, le début de la campagne oléicole n’a pas généré autant de bruits et de préparatifs accoutumés chez les paysans, ni encore moins chez les propriétaires d’huileries, qui autrefois, commençaient dès le début octobre, vu le rendement très médiocre des oliviers. D’après certains paysans, la récolte étique attendue pour cette saison est une conséquence logique des fortes chutes de neige de l’année dernière. En effet, et à ce jour, la plupart des huileries n’ont pas encore levé les rideaux. Et dire, que par le passé, en cette même période de l’année, pour satisfaire leurs clients, les propriétaires d’huileries étaient contraints de travailler même de nuit. Donc c’est une saison de vaches maigres pour la plupart des familles qui ont attendu cette saison avec impatience. En effet, cette campagne permettait toujours de créer un nombre important de postes de travail, que ce soit dans la cueillette et le ramassage des olives, le travail dans les huileries et enfin, dans le labour et la taille des arbres. Cela a toujours été une aubaine pour les uns de s’acquitter de leur dettes cumulées à longueur d’année, et pour la majorité des foyers de s’approvisionner en huile d’olive, ce produit très consommé dans la région et indispensable dans la cuisine kabyle. Quant aux chômeurs, le travail a été toujours disponible dans les huileries sur une période allant jusqu’à cinq mois, par saison. Une cinquantaine d’huileries sont, en effet, opérationnelles dans la région, et le fonctionnement d’une huilerie nécessite une vingtaine d’ouvriers en moyenne (travail en équipe). Notons que la surface globale exploitée à travers les 4 communes relevant de la division agricole de M’chedallah, à savoir : M’chedallah, Saharidj, Chorfa et Aghbalou, est estimée à 2722 ha d’oliviers dont M’chedallah qui dispose de 1500 ha. Le nombre total d’oliviers, est estimé à 234. 750 arbres dont 168. 500 seulement sont productifs. Quant à leur répartition, 222. 950 oliviers sont en masse et 11. 800 oliviers sont isolés. Et pour venir à bout de cette richesse, une vingtaine d’huileries sont disponibles à M’chedallah avec une capacité de production journalière de 40 quintaux par jour, suivie d’Aghbalou avec 14, Chorfa avec 9 et enfin Saharidj avec 4 huileries. Il y a lieu de signaler aussi que ces dernières années plusieurs agriculteurs et paysans ont bénéficié des aides matérielles et financières octroyées par l’Etat dans le cadre du Plan national du développement agricole. Ces aides se portaient essentiellement sur la taille de régénération et la réalisation de cuvettes pour oliviers, l’implantation de nouveaux plans et des crédits pour l’acquisition de nouvelles huileries.
Farid A.
