Ma vie a un sens maintenant

Combien de terres possédez-vous ?J’ai trois hectares environ que j’ai hérités de mon père, j’ai une orangeraie de 0,72 ha et le reste est une oliveraie. J’ai tout planté il y a cinq ans.

Avec vos propres deniers ?Absolument ! Et en grande partie. J’ai réalisé cela en tranches. Bien sûr, j’aurai pu faire comme tout le monde et bénéficier du FNRDA…

Et pourquoi pas ?Je suis un ingénieur agronome. Je sais ce que je fais. Cet investissement, c’est le projet de ma vie, j’en rêvais déjà quand j’étais étudiant.

Pourquoi l’arboriculture ?Tu sais, avec le marché, l’adhésion de l’Algérie à l’OMC et la mondialisation, la concurrence sera sans pitié. Un Algérien, qui fait la culture de la banane sous serre, c’est ridicule… (rires). Non, il y a des produits agricoles qui découragent les agriculteurs…

Par exemple… ?J’ai un voisin qui a planté un hectare de tomates et de poivrons. Yefkats id batal. Cette année, il y a eu surabondance de certains produits. Qui aurait imaginé la laitue, la courgette et les concombres à cinq dinars le kilo ?

Une agriculture d’avenir ?Le figuier, l’olivier, l’oranger, la vigne… c’est le propre de notre climat.

Un arbre ?L’oranger.

Un outil ?Le pulvérisateur.

Une nourriture bio ?Le lait et l’huile d’olive.

Un souhait ?Créer une confédération forte des agriculteurs. Une devise ?Se lever tôt.

Un regret ?Aucun. Ma vie a un sens maintenant.

Une lecture ?Les revues spécialisées et les romans.

Tanemirt a vou tsgourin. Tanemirt à vou stylo.