Ighram : L’incivisme a souillé la région, jadis havre de paix – Pollution en haute montagne

Le visiteur qui oserait s’aventurer dans ce no man’s land, serait tout simplement glacé d’épouvante devant un spectacle de désolation.

Les hauteurs de la commune d’Ighram qui faisaient, il n’y a pas si longtemps, une zone de passage pour les animaux en transhumance et de lieu de repos et de détente pour les randonneurs en quête de calme rédempteur et de sensations procurées par l’ivresse de l’altitude sont, toute honte bue, lamentablement souillées par des quidams peu soucieux de l’environnement, en y déposant des ordures hétéroclites. Le visiteur qui espérerait pérégriner dans ce non man’s land, serait tout simplement glacé d’épouvante devant ce spectacle de désolation. Packaging divers, tessons de bouteilles, canettes et autres déchets inertes, sont essaimés sur le parcours autrefois vierge de toute pollution. Les immondices sont aussi disséminées le long des accotements des axes routiers, les caniveaux et les ravins. « Le phénomène est apparu il y a une dizaine d’années. Au fil des ans, les choses sont allées de mal en pis », déclare M. Ibaliden, maire de la commune d’Ighram. L’édile communal soutient avoir saisi toutes les autorités sur ce problème, mais ce dernier se pose toujours avec autant d’acuité. Le maire nous a fait part de son inquiétude, au cas où cette pollution venait à perdurer, du risque potentiel de contamination des nappes aquifères. Ceci d’autant plus que plusieurs villages, à l’image d’Ath Amar Ouzeggane, Ath Hiani et Ath Mekedem sont alimentés en eau potable à partir d’un captage de sources situées à quelques encablures des sites profanés par les décharges sauvages.

N. M.