Le premier responsable de l’entreprise a indiqué, en effet, que Sonelgaz va demander une augmentation de 10 à 15 % sur les tarifs de gaz et d’électricité. La requête est justifiée, selon Bouterfa, par la hausse des coûts de réalisation de ses projets. Cependant, l’invité de la Chaîne III a indiqué qu’il reviendra à l’Autorité de régulation de l’électricité et du gaz de trancher. Ce qui n’est pas sûr pour le moment, même si l’orateur a expliqué que lui et ses services pourraient “trouver d’autres moyens si l’augmentation des prix est rejetée”.Toujours au registre de la distribution de l’électricité, Noureddine Bouterfa, a indiqué qu’il n’y aura pas de délestage cette année contrairement aux années précédentes, mais qu’une campagne de sensibilisation envers le public va être lancée, surtout que le pays a enregistré une croissance de consommation de 14 % en une année.Sonelgaz a élaboré, par ailleurs, un plan de recrutement de 9 000 agents, a informé son P-DG. Cette opération va toucher notamment la filière réseau qui enregistre un déficit en termes d’effectifs. Pour mieux illustrer son idée, Bouterfa a indiqué, à titre d’exemple, que son entreprise disposait de 14 000 agents en 1990 pour 120 000 km de réseau alors qu’elle n’en a que 12 000 pour 240 000 km actuellement.L’invité de la Chaîne III a indiqué que Sonelgaz va investir entre 110 000 et 120 000 milliards de dinars pour améliorer ses prestations. Ne disposant pas, forcément, des ressources nécessaires, Sonelgaz compte recourir à d’autres emprunts obligataires, comme elle l’a fait en 2005 où elle a récolté 17 milliards de dinars au lieu des 15 demandés.Toujours sur le registre financier, Noureddine Bouterfa a affirmé que les créances de son entreprise s’élèvent à 25 milliards de dinars, dont la moitié, soit 12 milliards, est détenue sur les particuliers. L’essentiel de cette somme est justifié, non seulement par le refus de payer, mais aussi par le fait que beaucoup d’habitants ont délaissé leurs maisons durant les années du terrorisme avec compteurs en marche. Ce qui crée une véritable problématique à Sonelgaz qui est à la recherche d’une solution, selon son premier responsable.Le taux de pénétration de gaz de ville en Algérie est de 34 %, informe Bouterfa qui précise que ce taux est “énorme” vu le coût des raccordements. Cependant, le P-DG de Sonelgaz dira que ce taux va être revu à la hausse grâce à la volonté de l’Etat de doter toutes les villes du pays de ce produit. Ainsi, le gouvernement prendra en charge les frais de transport du gaz dans les zones rurales, ce qui va alléger la facture à l’entreprise. A l’intérieur des villes, Bouterfa a indiqué que ce coût va être partagé entre l’Etat et son entreprise, à parts égales, avec la contribution des clients à hauteur de 10 000 DA chacun.C’est en tout cas un ambitieux projet que vient de tracer le P-DG de Sonelgaz, qui a récupéré, pour rappel, cinq de ses filiales la semaine précédente. L’entreprise va régler définitivement le problème d’électricité d’ici à la fin 2008. Ce qui va réjouir les consommateurs.
Ali Boukhlef
