Aussi incongrue que cela puisse paraître, dans toute la commune de Boudjellil, il n’existe que deux abribus le long du CW42, qui traverse la commune de l’est au nord, sur une distance de 15 kilomètres. Ils sont installés par une entreprise privée, à priori, pour ses employés, à l’entrée nord du village des Aftis. Ailleurs, aucun abribus n’a été aménagé. Dans tous les villages que traverse le CW42, très fréquenté d’ailleurs par les automobilistes et autres routiers, il n’existe pas un abribus pour les voyageurs. À Béni Mansour, Iaârkav, Boudjellil, Larbâa Takdimt et aux Aftis ils brillent par leur absence. Cette situation peu commune oblige les usagers des transports en commun d’attendre les fourgons et autres minibus sous un soleil de plomb, ou de faire le poireau sous des oliviers lorsqu’ils existent. Voyager en famille est d’autant plus dur, du moment que les enfants en bas âge, les femmes et les personnes âgées sont contraints d’attendre plusieurs dizaines de minutes, l’arrivée d’un fourgon, exposés aux dards du soleil en été et à la pluie battante en hiver. «Nous ne demandons pas l’impossible, nous voulons juste des abribus dans chaque localité pour que l’on puisse s’y abriter du soleil et de la pluie ! », nous dira un vieux retraité de Boudjellil.
S. Y.
