C est suite à un « incident », d’apparence banal, qui nous a été rapporté, que la situation qui suivra pourra prendre des proportions assez sérieuses. En effet, un entrepreneur, dont on taira le nom, qui voulait passer sur un espace jouxtant une bâtisse d’un citoyen, pour entreprendre des travaux d’un de ses chantiers, a été empêché par le même citoyen signifiant à ce même entrepreneur que cette surface lui appartiendrait. S’en suivront alors des réactions de part et d’autres. Ce citoyen, dont on taira également le nom, ayant bâti, légalement, son immeuble sur une aire qui lui a été, légalement attribuée (lotissement sis à Aïn Graouch), a, par la suite demandé l’autorisation de faire de la surface attenante, quelques centaines de mètres carrés, un parking. La demande aurait été transmise à l’APC de Bouira le 12 septembre 2005. Une semaine plus tard, soit le 20 du même mois, le premier magistrat de la commune lui enverra une correspondance par le biais de laquelle, il signifiera au demandeur « la non conformité, de l’aménagement présenté, à l’étude du POS U2 (Plan de l’Occupation des Sols). Ce qui sous-entend que les commissions techniques de l’urbanisme de la commune et de la DUC (direction de l’urbanisme et de la construction) auraient émis un avis défavorable, car dans ce genre de situation, ces deux structures spécialisées sont conçues à l’effet d’étudier ce type de situations sous toutes leurs facettes. Ce qui est tout de même assez ambigu puisque l’espace demandé par le citoyen, qui au demeurant n’a pas grand chose à se reprocher, appartient au patrimoine de l’Etat, donc est un bien public. Moins d’une semaine après, le 26 septembre 2005, une autre missive émanant du maire de la ville de Bouira est transmise à l’intéressé et répondant à la même demande datée du 12 septembre 2005 pour lui annoncer son avis favorable pour l’aménagement d’une aire de stationnement de véhicules. Le premier magistrat de la commune n’omettra pas, cependant, de mentionner en observation, en bas de la page, que « cette autorisation est temporaire et que la commune a le droit de l’annuler à tous moments ». Quelques questions se posent et s’imposent. Ce bien public a-t-il légalement été cédé à un citoyen? Les deux commissions chargées de l’étude ont-elles, finalement donné leur accord? Dans le cas contraire, le maire de la ville a-t-il, à lui seul, la latitude d’approuver ou de désapprouver ce type d’attribution. Si c’est non, pourquoi, alors, lui donner l’autorisation tout en mettant le doute dans la réalisation?Cette situation ressemble, à quelque chose près, à celle qui a contraint un autre citoyen à démolir le local, en dur qu’il a bâti juste en bas de la mosquée Ibn Badis, au centre-ville de Bouira, mais aussi à la situation qui perdure au niveau du CFPA Malika Gaïd. Entre-temps, l’aire est déjà aménagée et on voit mal comment le « bénéficiaire » ira jusqu’à démolir ce qu’il a érigé.
B. Mechoub
