Clôture de la 11ème édition du Festival raconte arts – « Debout compagnons de cœur, entamons la marche ! »

La 11ème édition du Festival raconte arts dont le slogan a été « debout compagnons de cœur entamons la marche », qui a débuté le 5 août au village Agoussim, dans la commune d’Illoula Oumalou où il a élu domicile, s’est achevée hier. Le Festival raconte arts, comme le définit son commissaire, Arezki Metref, « est un projet structurant qui inaugure de nouvelles pistes pour ouvrir la voie aux associations culturelles afin qu’elles sortent des sentiers battus ». Un programme riche et varié a été concocté par les organisateurs. C’est par le travail artistique de Denis Martinez, intitulé « Fontaine Anizav », que le coup d’envoi du festival a été donné. Des projections de films ont été au menu de cette 11ème édition, avec, entre autres, « Le quai du nord » et « Notes blanches », de Y. Arab, ainsi que « Rêver mieux », de S. Messaoudi. «De la littérature algérienne » a été l’intitulé des discussions entre les écrivains Arezki Metref et Keltoum Staali. Des concerts de musique sacré moderne avec « Mother » ont également été de la partie. Une communication intitulée « Les nouvelles tendances musicales dans la chanson kabyle actuelle » a été proposée au public par le docteur Ounoughène. « La chanson kabyle, un des facteurs de l’éveil identitaire », fut l’intitulé d’une communication présentée par H. Bilek, H. Hallouane et Y. Merahi. Une autre sur « Le temps et l’espace dans la transmission des chants kabyles dans la région de Yakouren », a été présentée par Nadia Ammour. Un gala de chants liturgiques, traditionnels et religieux Corses, basques et occitans a été présenté dans la soirée du vendredi. Pour ce qui est des projections, il y eut un film documentaire intitulée « Le retour à Agouni-Ahmed », réalisé par D. Devigne, « Dix raisons pour suivre la caravane raconte-arts » de C. Fassanaro et « Slimane Azem, une légende de l’exil », de R. Merabet. Des ateliers de lecture de contes pour enfants, de poésie, d’écriture et de découverte de chants et de compositions sonores, de caricature, de cirque, de danse traditionnelle, de percussion, de peinture, de fabrication d’instruments musicaux et de démonstration, ont également été initiés. Des récits de chants et de poésie ont été animés par Y. Merahi. « La casbah, habitudes et traditions, leurs fêtes, leurs kâadat et le jeu de la boukala », a été présenté par Laradi, « Le retour de la poésie orale aujourd’hui », par J. Barret, et « La poésie humaniste dans l’ouvre de Lounis Ait Menguellet » par B. Laouari. Ce programme riche en couleurs s’achève donc aujourd’hui avec la clôture de l’intervention « In situ » (en plein air) de Denis Martinez.

Karima Talis