Un deuxième incendie a pris le départ, en moins de vingt-quatre heures, sur les hauteurs de Saharidj. Les flammes ont réduit à néant 100 hectares entre terrains agricoles et tissus végétal. En effet, après d’incendie de jeudi qui a ravagé 70 hectares de terrains agricoles au village Ath Ali Outmim et qui fut difficilement circonscrit par la protection civile et les éléments des services des forêts , c’était au tour du village voisin Ivelvaren d’enregistrer son premier incendie de la saison, qui a pris le départ, avant-hier vendredi, dans les cultures, aux environs de 18h, à Ighzer Bouchen, pour ensuite dévaster les légendaires figueraies et vignobles de Mekhchem et atteindre, en un temps record, Izerouel qui appartient au parc national du Djurdjura. Les sapeurs-pompiers et les forestiers se sont néanmoins contentés de protéger les terrains agricoles, sans s’aventurer sur ceux du PND. La raison en est qu’Izerouel fut l’un des tout premiers lieux infestés par les hordes terroristes dans les années 1990. Les sanguinaires y ont installé leur campement qu’ils ont ceinturé de bombes artisanales et de mines pour empêcher les forces combinées d’arriver jusqu’à eux. D’ailleurs, plusieurs déflagrations ont été entendues, à Saharidj, durant la progression des flammes dans ce vaste maquis composé en majorité de chênes verts, de ronces et d’herbe sèche hautement inflammable, ce qui explique la rapidité des flammes qui ont dévasté une centaine d’hectares en moins de deux heures.
O.S
