La marche des gardes communaux vers Alger, n’a finalement pas eu lieu hier. Pourtant, C’est M. Lahlou Aliouat, coordinateur national du Mouvement des gardes communaux libres, qui l’avait officiellement annoncé la semaine passée. A la place, c’est un énième sit-in, qui avait des allures de baroude d’honneur, qui a été organisé devant le siège de la wilaya. Ce mouvement, chapeauté par M. Lahlou, et accompagné d’une trentaine de manifestants, venus des wilayas de Bejaia, Guelma, Oum El Bouagui et bien sûr Bouira, ne draine plus les foules. Et ce n’est rien de le dire. Pour ceux qui en doutaient encore, le mouvement des gardes communaux est bel est bien mort ! Ces « funérailles », ont eu lieu hier, devant une assistance incrédule et désabusée. Initialement, les « sacrifiés », comme ils aiment à se définir, avaient prévu d’entamer une grande marche à partir de Bouira, pour se diriger vers la capitale. Toutefois, cette marchera n’a finalement pas eu lieu. Pourquoi ? Faute d’effectif, bien entendu. Battre le pavé avec ne poignée de personnes aurait discrédité (encore plus) la cause des gardes communaux. Interrogé à ce propos, M. Lahlou dira que son mouvement serait « parasité » de l’intérieur. Par qui ? Et bien, M. Lahlou indiquera que d’autres personnes, qui sont « à la solde du système », essaient de « dynamiter » toute action. « On s’attendait à que ce soit le Premier ministre ou tout au moins le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui réagisse à notre action d’aujourd’hui. Mais certaines personnes veulent diaboliser notre mouvement et notre action », s’est-il désolé. Questionné à propos de ces « personnes », notre interlocuteur refusera de répondre et se contentera de dire qu’elles étaient « connues de tous ». A l’évidence, il ne peut s’agir que de M. Hakim Chaïeb, qui est en dissidence avec M. A. Lahlou. Quoi qu’il en soit, ce mouvement, du moins ce qu’il en reste, interpelle les autorités pour « une meilleure prise en charge », des revendications des éléments de la garde communale tout en dénonçant les mesures prises dernièrement relatives aux rappels des salaires. « Il a été convenu d’un rappel de 8h par journée travaillée, or les rappels versés n’ont pris en charge que 1h20. Le calcul a été effectué sur le net à payer et non sur le salaire brut. Donc l’indemnité versée varie entre 150 et 300 DA et les bénéficiaires sont au nombre de 65 000 agents », expliquera M. Lahlou. Pour ce qui est du nombre, ils demandent la révision des listes depuis 1994 à 2006, car, selon le même interlocuteur, « durant cette période près de 35 000 agents ont été radiés abusivement ».
Ramdane.B
