Dans leur déclaration élaborée après leur conférence nationale tenue, il y a quelques jours, au lycée Ahmed Zabana d’Hussein Dey à Alger, les membres exécutifs ( FNTE/ UGTA) ont abouti à un constat accablant sur le secteur. « Après avoir écouté les rapports des représentants des wilayas concernant le déroulement de la rentrée scolaire, nous avons relevé une multitude de problèmes : manque d’encadrement, surcharges des classes, retard dans l’affectation des fonctionnaires, manque de structures scientifiques, mauvaise programmation des réfections d’établissements, non livraison des structures pédagogiques à temps. Tout cela a lieu dans quelques wilayas du pays », peut-on lire dans cette déclaration finale émanant de la FNTE. Les rédacteurs du document dont nous disposons une copie n’omettent pas de remettre sur la sellette les revendications d’ordre national. Pas moins de dix-sept points y ont été rapportés. La FNTE demande tout d’abord aux responsables du secteur de « réparer » les manques existants dans les différents statuts particuliers. Ces syndicalistes lancent aussi cet appel en faveur des corps des services économiques pour lesquels le ministère doit octroyer toutes les primes y compris celle relative au volet pédagogique. Dans le même sillage, les rédacteurs de cette plate forme n’oublient pas de rappeler qu’il est temps d’appliquer toutes les primes aux agents de laboratoires intégrés dans le cadre du statut particulier de l’éducation nationale. Par ailleurs, ils appellent leur tutelle à instaurer une prime de responsabilité au profit des inspecteurs administratifs, des directeurs, des censeurs, des intendants et des conseillers de l’éducation. S’agissant des travailleurs des Hauts Plateaux et du Sud, il est demandé de leur calculer les primes spécifiques à ces deux régions du pays sur le nouveau salaire de base, et d’accélérer la procédure d’attribution des logements à ces fonctionnaires. On citera encore le relèvement des primes des corps communs l‘accord d’indemnités pour les périodes de réquisition ( examens et autres tâches), l’intégration d’autres maladies dans la nomenclature des maladies professionnelles, aménagement de postes spécifiques aux malades chroniques, affectation de quotas de logements pour tous les fonctionnaires de l’éducation. Le rapport fait état d’une demande longtemps exprimée, celle de revoir le temps de travail hebdomadaire de l’enseignant ( 24 heures pour le primaire, 18 heures pour le moyen et 16 heures pour le lycée), En outre le syndicat exige l’ intégration rapide et sans condition des enseignants de l’enseignement technique,des chefs d’atelier et des responsables des travaux pratiques dans le corps de professeur d’enseignement du secondaire. Enfin, il insiste pour que le ministère récupère les instituts de technologie de l’éducation ( ITE) cédés à l’enseignement supérieur. Les syndicalistes de la FNTE jugent très utile de rattacher les écoles primaires aux collèges. Jugeant leurs revendications légitimes, les syndicalistes se disent décidés à lutter avec toutes les voies légales jusqu’à satisfaction pour le bien de la famille éducative et de l’avenir de nos enfants. En conclusion, ils appelant la tutelle à l’installation dans les plus brefs délais du conseil supérieur de l’éducation et de l’observatoire national de l’éducation.
A.O.
