Les consommateurs, ne comprennent guère la raison inexplicable de cette vertigineuse hausse du prix de la pomme de terre.
En effet, le prix de ce produit agricole de première nécessité a pris l’envol depuis presque deux mois déjà après juste le mois de Ramadhan passé. Pour en savoir plus sur cette flambée, nous avons effectué une virée, hier, au marché couvert de la ville des Genêts, où le prix affiché de ce légume donnait le vertige aux ménages. « Vous voyez, la pomme de terre est cédée à 65DA, c’est vraiment cher. Quoi faire, notamment pour les pères de famille qui ont beaucoup d’enfants ?» lança une veille femme rencontrée dans ce marché de fruits et légumes. Lui emboîtera le pas, un père de famille, exaspéré nous dira : « A la même période de l’année écoulée, le prix de ce produit était inférieur à celui d’aujourd’hui. Il y a vraiment problème ! La pomme de terre est devenue un produit de luxe, pourtant elle est incontournable dans l’assiette de tous les Algériens, notamment durant la période de l’été». Approché un vendeur de fruits et légumes avança : « La quantité de la pomme de terre s’est vue baissée dans le marché pour plusieurs raisons. Primo, les agriculteurs étaient en faillite l’année passée, donc, ils ont peur de revire le même scenario et de ne plus produire comme avant. Secundo, toute la pomme de terre qui existe sur le marché est issue des chambres froides, donc, je craints qu’il y est spéculation. Les concernés conservent ce produit très prisé afin de le vendre par la suite à des prix exorbitants ! ». Par ailleurs, le même interlocuteur avance que le prix de ce légume ne baissera pas tant que la période de sa collecte n’est pas arrivée. « Le prix de la pomme de terre continuera de grimper et ne connaîtra pas de baisse jusqu’à l’arrivée de la saison de la collecte qui aura lieu dans deux mois. Espérons avoir une bonne récolte », nous dira-t-il. Kader, un autre commerçant en exercice à Ouadhias que nous avons contacté souligne que le prix de gros de la pomme de terre oscille entre 43 et 50 DA le kilo contrairement à l’année écoulée où le produit a été vendu entre 20 et 30DA/le kilo. « Il y a vraiment une nette régression en terme de production cette année et c’est la pomme de terre stockée dans les chambres froides qui se vend actuellement dans les marchés », dira ce commerçant. Et d’enchaîner : «Dans peu de temps, la pomme de terre de Bouira arrivera sur le marché et son prix va être revu à la baisse ».
M. Z.

