Ath Ouacifs : Il parle de dysfonctionnement du CET menacant le barrage Taksebt – Le maire tire la sonnette d’alarme

«Le centre d’enfouissement technique (CET) a perdu sa vocation ou sa mission initiale qui est de compacter, déverser de la terre et étaler les déchets », a indiqué M. Rahman Mourad, le P/APC de Ouacifs qui met en garde les responsables concernés quant à la dangerosité du liquide appelé Lexiviat, dégagé par la fermentation des déchets combinés aux métaux, et qui finit par se déverser dans le barrage de Taksebt. « Le lexiviat est très toxique. C’est un liquide très dangereux qui se déverse dans les Oueds et finit dans le barrage de Taksebt. C’est un danger non seulement pour l’environnement mais également pour la santé publique », dira le maire. Le centre d’enfouissement en question a été mis en service en 2008 et couvre pas moins de 5 communes, à savoir : Yatafen, Iboudrarene, Aït Boumahdi, Aït Toudert et bien évidemment Ouacifs. L’édile dira que le CET était géré par les APC des communes citées qui l’approvisionnaient en gasoil et en terre, entre autres. Et avec la création de l’EPIC, explique-t-il,  qui a pris la relève de sa gestion, « le CET n’assure plus sa mission ». Le maire poursuivra : « Quand le directeur de l’environnement est venu, cette semaine, dans la région, pour une réunion avec les cinq mairies concernées, nous lui avons rapporté que le CET n’était plus qu’une station de pesage des déchets ménagers et qu’il encaissait de l’argent sans prestation aucune ». M. Rahman accusera l’EPIC d’avoir transformé ce CET en une méga décharge sauvage : « Nous avons longtemps lutté pour que toutes les décharges sauvages soient éradiquées, mais aujourd’hui, il semblerait qu’on en a créé une géante. Il faut que ce centre reprenne sa mission initiale ». Par ailleurs, l’édile soulignera que les 5 communes en question ont refusé de payer l’entreprise (EPIC) : « Nous avons décidé de ne pas cautionner  la gestion anarchique appliquée par les responsable de l’EPIC. Une décision prise à l’unanimités par les 5 communes qui ne veulent plus payer pour une prestation qui n’est plus assurée ». Sur le même ordre d’idée, M. Rahman Mourad souligne que les habitants de Tasseft ont décidé de fermer ce centre à cause des odeurs nauséabondes qui s’en dégagent : « Les villageois de Tassaft n’en peuvent plus de ces odeurs », dira-t-il. Notre interlocuteur argumentera en expliquant : « Le compacteur n’a jamais fonctionné ! ». Interrogé sur le sort des communes qui déversaient leur déchets dans ce CET, M. Rahman rétorquera : « L’anarchie règne dans ce CET. Sa durée de vie ne dépasse pas les 15 années, donc nous avons refusé à l’unanimité que ces communes continuent à jeter leurs ordures ici dans ce CET. C’est du temporaire qui a trop duré ! ». Concernant les déchets solides qui sont actuellement jeté ici et là le maire dira : « le problème ne réside pas uniquement à Ouacifs. C’est un problème national… ». Néanmoins, M. Rahman Mourad saisira l’occasion pour réitérer sont appel aux responsables concernés, afin qu’ils remettent ce CET sur les rails et lui fassent reprendre sa mission initiale. « Il y va  de la protection des forages, du barrage de Taksebt et de tout l’environnement », conclura-t-il

M. Z