S’il y a des villages qui ont battu le record en matière de fermeture de cette APC, ils ne peuvent être que ceux du versant Ouest au chef-lieu allant de Tachtiouine jusqu’à Ath Rahmoune en passant par Ath Atella, Tifaou, Afir et les hameaux environnants. D’ailleurs, il ne suffit que de relire nos précédentes éditions pour avoir une idée du nombre de contestations générées par le manque d’eau. Depuis le début de la semaine dernière, ce liquide est arrivé dans tous les robinets du village à tel point que les habitants qui n’avaient pas cette habitude n’ont plus où stocker cette eau pompée presque quotidiennement. « Personne ne peut comprendre ce changement. Nous qui ne recevions de l’eau qu’une fois par mois et cela même en hiver, soudainement, nous la voyons couler à flots. Allez-y comprendre ! », nous dira un habitant d’Ighil Oukavli qui n’en croit pas ses yeux. Et un autre d’ajouter : « Quand on veut, on peut ». En tout cas, dans tout ce versant, tout le monde s’accorde à dire que ce changement relève d’un coup de baguette magique. Selon une source locale, cette alimentation en discontinu est le fait de l’utilisation de trois forages. D’autre part, on croit savoir que les grandes fuites étaient réparées par l’ADE de Draâ El-Mizan qui a concentré tous ses efforts pour que la situation soit rétablie dans cette région. Maintenant que tout le monde sait qu’il ne s’agit plus d’un manque d’eau au niveau des forages, il est temps que l’entreprise chargée de la réalisation de la conduite entre la SR1 et la SR2 la livre dans les plus brefs délais. En même temps, les démarches pour le lancement de la tranche restante doivent être menées avec célérité sachant que plus de vingt six milliards de centimes ont été consacrés à ce projet. De leur côté les habitants des villages desservis par cette chaîne d’alimentation doivent consentir des efforts en mettant en place des robinets neufs afin d’éviter tout gaspillage de ce précieux liquide. Notons que bien des fois, on a vu l’eau se déverser pas dans les rues et dans les champs. Les comités de villages, qui souvent ont fermé la mairie, sont invités par les autorités à veiller à une utilisation rationnelle de cette eau et à procéder à l’installation de robinets dans certains quartiers. « Il faudra infliger des amendes à ceux qui laissent les robinets ouverts. », suggère un membre du comité visiblement satisfait de l’issue heureuse de leur problème. En définitive, tous les habitants de ce versant souhaitent que le pompage soit maintenu à cette cadence et que l’eau coulera toujours de leurs robinets.
Amar Ouramdane
