L’Association des parents d’élèves (APE) du CEM Beztout, dans la commune de Bejaïa, vient de lancer un véritable cri d’alarme pour dénoncer les conditions lamentables dans lesquelles se déroule la scolarité de leurs enfants. Dans une déclaration transmise à notre rédaction, ladite association proteste contre le « laisser-aller total » des responsables concernés, notamment ceux du secteur éducatif, qui sont restés insensibles à leurs doléances, exprimées à maintes reprises. L’un des problèmes soulevés par ces parents d’élèves, inquiets quant à la scolarité de leurs progénitures, est l’exploitation anarchique par un particulier d’un espace jouxtant cet établissement scolaire. « Une personne, qui a un projet de construction, a transformé l’espace jouxtant ce CEM en décharge sauvage. Elle y déverse différents détritus et des amas de pierres, rendant difficile la circulation de nos enfants. A cela s’ajoute la poussière générée par cette décharge, qui envahit les salles de classes », a-t-on déploré. En outre, l’APE du collège moyen Beztout a soulevé avec acuité la dégradation des sanitaires de cet établissement secondaire, ce qui touche, selon eux, « à la dignité même de nos enfants ». « Les sanitaires de ce CEM sont vétustes, très dégradées et elles dégagent des odeurs nauséabondes. Les portes des toilettes sont dans une situation lamentables et les robinets ne fonctionnent plus », a-t-on regretté. Selon la déclaration de l’APE, la dégradation de ces sanitaires est telle que « les collégiennes sont contraintes de solliciter l’aide de leurs collègues pour monter la garde lorsqu’elles veulent faire leurs besoins à cause de la défection des portes des toilettes », s’est-on indigné. Par ailleurs, les rédacteurs de cette déclaration dénoncent le retard flagrant enregistré dans la réalisation d’un stade inscrit au profit de ce CEM. « Cet établissement a bénéficié en 2010 d’un projet de réalisation d’un stade, ce qui nous a été confirmé par la DLEP. Toutefois, cette infrastructure sportive n’est pas lancée à ce jour, ce qui prive nos élèves d’une pratique convenable de leur matière préférée. », a-t-on déclaré.
Boualem Slimani
