Amizour Plusieurs personnes se sont jointes aux travailleurs de l’entreprise – Protestation contre la fermeture de la briqueterie Soummam

Les 50 travailleurs de la nouvelle briqueterie Soummam d’Amizour, soutenus par le comité de solidarité avec les travailleurs de l’université de Béjaïa, la ligue des droits de l’homme et les élus locaux, ont protesté devant le siège de l’APC de la même municipalité jeudi passé contre la fermeture de leur usine le 31 juillet dernier et leur mise à la porte par le patron de cette unité privée.

La manifestation a été appelée par le comité de solidarité avec les travailleurs pour s’opposer à cette fermeture qualifiée de « procédé bureaucratique contraire aux dispositifs régissant la relation de travail », dénonçant, en outre, la tentative de « désindustrialisation de la région », en faisant référence bien sûr à la fermeture en même temps des deux entreprises : la SOCERCA et La NBS. « Malgré le sacrifice consenti par les travailleurs de l’entreprise en respectant tous les accords pour la préservation de cette unité l’employeur, en violation des engagements pris auparavant pour la pérenniser, a décidé d’une manière unilatérale la fermeture de l’usine », a déclaré le comité de solidarité en question dans un communiqué appelant à cette manifestation de solidarité avec les briquetiers, désormais au chômage. Ces derniers, en s’adressant à la foule, ont rappelé qu’ils ont mené une bataille de 8 ans avec des sacrifices, uniquement pour maintenir l’usine en activité et pour une relance à l’effet d’ouvrir une perspective d’avenir.,« En la date du 20 novembre 2006, l’employeur a pris l’engagement pour le respect des conditions de travail et la préservation de l’emploi consignés dans un protocole d’accord, en présence de l’inspection de travail et du syndicat. De notre côté nous avons respecté tous les engagements sans ménager aucun effort pour la préservation de l’entreprise », disent-ils. Ils ont rappelé qu’un pacte social a été signé conjointement le 22 octobre 2012 et par lequel l’employeur avait exigé le gel de toute protestation et de toute augmentation des salaires pour une durée de 3 ans, comme seule alternative, selon ce patron, pour la modernisation des équipements et la préservation de l’emploi. Une mesure sociale des plus austères qui a fait croire à ces employés que leur patron « les a trahis de la manière la plus lâche ». C’est à cet effet qu’un noyau de solidarité d’organisations et de personnes venus de plusieurs horizons commence à se constituer pour soutenir ces malheureux briquetiers et exiger la réouverture de la briqueterie. Même les élus locaux, à leur tête le P/APC d’Amizour, ont affiché leur totale solidarité et leur adhésion pour un retour au dialogue entre l’employeur et les représentants des travailleurs de la NBS. Le maire, lors de sa prise de parole, a évoqué l’accord de l’APC pour une éventuelle extension de l’unité souhaitée par le patron, sans que ce dernier affiche ses intentions de vouloir mettre les clés sous le paillasson et en finir avec cette activité. D’autres intervenants demandent carrément l’ouverture d’une enquête et iront jusqu’à lui reprocher d’avoir d’autres dessins en tête, ceux de fermer définitivement l’usine et de vendre l’assiette de terrain. Difficile à y croire, du fait que le foncier appartienne à la commune, mais de l’autre côté une autre question mérite d’être posée : comment peut-on songer à fermer une briqueterie de cette manière anti-sociale et en ce moment du plein essor du secteur du bâtiment, surtout dans cette région, sachant que la brique est l’un des matériaux les plus demandés pour la construction.

Nadir Touati