Les habitants du quartier Kerchich, dans la commune de Lakhdaria, au Nord de la wilaya de Bouira, réclament que leur cité bénéficie de plus de projets afin d’amélioration leur cadre de vie et de réhabiliter le réseau routier qui s’avère, pour eux, une nécessité vitale. Ils déplorent également l’état lamentable, dans lequel se trouvent les routes de leur quartier. La frange juvénile, quant à elle, dénonce l’absence des structures sportives et culturelles. Ces résidents n’ont eu de cesse de multiplier les requêtes et autres missives à l’intention du P/APC, dans le but d’alerter ce dernier sur l’état «catastrophique» de leur ville. Certains habitants évoquent l’indifférence des pouvoirs publics en soulignant que leur région n’a pas bénéficié du moindre projet d’aménagement urbain, depuis les années 90. De ce fait, ils interpellent le premier magistrat de la wilaya sur la nécessité d’entreprendre des travaux d’aménagement en urgence. Les habitants insistent notamment sur la rénovation des canaux d’assainissement, le bitumage de la chaussée, l’éclairage public ainsi que la délocalisation de la décharge, située à l’entrée de leur quartier. «Nous sommes envahis par les rongeurs, les moustiques et autres bestioles… C’est infernal! De plus, on a enregistré plusieurs cas de morsures de rats à cause de l’insalubrité qui y règne. Nous vivons dans des conditions inhumaines! On se sent trahi par les autorités», fulminent-ils. D’après les requérants, les élus locaux avaient, en effet, promis que les travaux d’embellissement de la cité en question allaient démarrer au mois de février dernier, mais aucun chantier n’a vu le jour. «Nous nous sentons délaissés. Nous réclamons tout simplement notre part d’aménagement, au même titre que les autres cités du chef-lieu communal. Halte à la marginalisation!», ont-ils encore martelé. D’ailleurs, avant d’élaborer cette pétition, ils avaient interpellé le wali, lors d’une visite qu’il avait effectuée à Lakhdaria, sur leur « misérable » sort et ce dernier leur avait promis de trouver des solutions à leurs problèmes, mais, à ce jour, rien n’a été entrepris.
O. K.
