Le FFS tiendra une session extraordinaire de son Conseil national après demain – La situation politique au menu

Le Conseil national du Front des Forces Socialistes (FFS) se réunira en session extraordinaire, samedi prochainà partir de 10h, au siège national du parti à Alger.

C’est ce qu’a indiqué hier, le parti dans un communiqué publié sur son site officiel. Selon la même source, deux points sont inscrits à l’ordre du jour de cette session : Analyse de la situation politique et programme du Secrétariat national. Cette session extraordinaire du Conseil national du FFS, qui intervient deux mois après celle ordinaire tenue le mois d’août dernier, est très attendue par les militants et sympathisants du plus vieux parti de l’opposition mais aussi par l’ensemble de la classe politique nationale. En effet, le FFS qui ne cesse d’appeler à un consensus national devra éclaircir les choses concernant cette question devenue son cheval de bataille depuis la tenue du 5e congrès du parti, il y a une année. « Notre parti a appelé à la reconstruction d’un consensus national pour permettre le redressement de notre économie, la construction d’un Etat de droit et un système politique ouvert respectant les pluralismes, les libertés et l’alternance politique », a indiqué à cet effet, le nouveau premier secrétaire national du FFS, Mohamed Nebbou, dans un discours prononcé le 3 septembre dernier à Souk El Tenine (Béjaïa), à l’occasion de l’université d’été du parti. Le FFS qui avait, pour rappel, refusé en septembre dernier, de rejoindre l’instance de suivi et de concertation de la CNTLD regroupant nombreuses formations et personnalité politiques, n’a pas pour autant caché son vœu d’ouvrer pour la tenue d’une conférence de consensus. « Depuis une année, nous avons travaillé sans relâche afin de réunir les conditions pour la tenue d’une conférence de consensus. Aujourd’hui, je peux dire avec satisfaction que le consensus national ne rencontre plus guère d’opposition frontale ; aujourd’hui le consensus est devenu un terme familier aux Algériennes et aux Algériens, la phase de socialisation de ce mot d’ordre est bien avancée », indique le premier secrétaire du FFS tout en ajoutant que ce consensus ne peut se faire en dehors du pouvoir en place. « Nous prônons un dialogue loyal à égalité entre les partenaires et nous-mêmes, un dialogue au même niveau d’information. Nous sommes convaincus que si l’éthique politique venait à être respecter tant dans le camp du pouvoir que dans le camp de l’opposition, il y a possibilité d’un consensus fécond et réel. Rechercher le consensus, ce n’est pas renoncer à ses valeurs, à ses principes ni même à ses revendications, et surtout pas céder à des pressions ou à des tentations », reconnaît Mohamed Nebbou non sans préciser que le consensus est un enjeu vital s’il en est, un risque et une expérimentation. « Nous avons essayé dans toute la mesure du possible d’éviter la précipitation, l’intransigeance, la surenchère et l’opportunisme », soulignera-t-il. Le rendez-vous de samedi prochain sera également  une occasion pour le premier secrétaire du FFS, Mohamed Nebbou, de présenter aux membres du Conseil national, le nouveau secrétariat national parti.

A. C