Chorfa La vie des citoyens y est peu attrayante – Tiksighidhène dans la tourmente

Le village Tiksighidhène, situé à une dizaine de kms du chef-lieu communal de Chorfa, fait partie de ce lot de villages, où le sous-développement «règne» sans partage. Peuplé par 3000 habitants, ce patelin n’arrive toujours pas à trouver ses marques. «Il n’y a rien dans ce village qui puisse nous retenir, nous les jeunes. Nous passons la majeure partie de notre journée à se balloter d’un café à un autre ou à exercer quelques petits métiers de subsistance, histoire de se payer une cigarette ou une prise de tabac à chiquer !», affirme mélancoliquement un jeune de la localité. Cette litanie de plaintes, que nous a décrites laconiquement ce jeune, en dit long sur les conditions de vie, peu reluisantes, dans lesquelles vivent les citoyens de cette localité contraints pour la plupart de se déplacer vers d’autres localités pour gagner leur pain, car, à l’évidence, excepté le travail agricole plus au moins rentable, Tiksighidhène ne fait plus vivre ! Cette commune, qui culmine à environ 500 mètres d’altitude, est connue pour sa vocation agropastorale. L’agriculture y constitue un appoint de taille pour les habitants, qui, grâce notamment aux récoltes en huile d’olive et autres cultures maraîchères, arrivent, cahin-caha, à joindre les deux bouts. L’élevage des animaux vient, également, à la rescousse des ménages, qui en tirent de bons profits somme toute. Sur le plan structurel, le village Tiksighidhène ne dispose que d’une école primaire, un C. E. M et une unité de soins sous-équipée. Le commerce s’y trouve, lui aussi, mal-en-point, puisqu’il n’existe que quelques magasins de l’alimentation générale. La déshérence est partout dans ce patelin ! Les villageois n’aspirent qu’à une seule chose : Voir leur agglomération bénéficier de sa part de développement !

 Y. Samir