Érigé au rang de commune suite au découpage de 1984, le village de Taourga, situé à 60 kms du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès, souffre d’un manque flagrant de commodités. A travers leurs requêtes, moult fois adressées aux autorités locales, la population se dit préoccupée, notamment par le très mauvais état des routes. En effet, le tronçon routier qui relie le boulevard de l’abreuvoir au siège de la brigade de gendarmerie nationale, d’une longueur de 800 m, n’a point été revêtu depuis l’indépendance du pays. Longue de 800 m également, la ruelle menant de l’ex-Horace Vernet à la nouvelle cité des 350 logements est elle aussi dans un état de dégradation avancée, en dépit de l’instruction donnée par le wali pour son revêtement, lors de la visite qu’il a effectuée dans cette municipalité en 2012. Idem pour le chemin de 500 m de longueur qui relie le douar Ighil au CEM du chef-lieu communal. «Ces chemins sont poussiéreux en été et bourbeux en hiver», s’insurgent les habitants de cette contrée, qui poseront dans la foulée d’autres problèmes, notamment les coupures fréquentes de l’AEP, le non raccordement des différentes agglomérations environnantes au gaz, la lenteur de la prise en-charge des demandeurs d’aides à l’auto-construction et le manque d’infrastructures pour les jeunes. Située à une quinzaine de kms au Sud-est de la daïra de Baghlia, cette importante municipalité semi- rurale de 10 000 âmes, principalement composée de douars disparates, est des plus déshéritées. En plus des multiples requêtes à la wilaya, de nombreux sit-in ont été initiés, l’été dernier, par les citoyens de la commune, dont deux pour le motif du manque d’eau potable et la dégradation de leur cadre de vie.
Salim Haddou
