8 millions de plants à Béjaïa d’ici le printemps

« Un enfant, une école, un arbre. Un double cadeau pour la nature et l’enfance » C’est sous ce slogan que la Conservation des forêts, de Béjaïa a lancé la campagne de reboisement à travers, cette, année, les écoles, tout en célébrant la Journée nationale de l’arbre, ce samedi 25 octobre, au niveau de la Maison de la culture de Béjaïa.

Outre la conservation, il y a eu la participation de la Direction des service agricoles, le Parc national de Gouraya, le club scientifique des services de la nature de l’université Abderrahmane-Mira, une pépinière privée Achrit et d’autres organismes venus renforcer ce secteur qui leur est commun. L’attention est vite attirée par ce privé, qui projette, après des essais concluants, de fabriquer du papier à base de diss, plante herbacée très commune dans tout l’Atlas tellien. Selon M. Hadadi, promoteur du projet, la fabrication de papier à base de diss serait plus rentable qu’à base d’alfa et d’ailleurs une thèse faite par des étudiants à Boumerdès, avait prouvé que le diss pouvait être utilisé comme pâte à papier, à moindre coût, notamment au Nord où cette plante est très répandue. Profitant de la Journée nationale de l’arbre pour ouvrir la campagne de reboisement afin de repeupler les massif détruits par les incendies assez fréquents, la Conservation des forêts prend part ainsi à la sauvegarde du patrimoine forestier. D’ailleurs elle a opté pour un système de conventionnement pour la désignation de pépinières qui ont pour activité principale, la production de plants. « Chaque année nous lançons la campagne de reboisement en associant divers organismes et institutions et cette année, c’est au tour du secteur de l’éducation de participer. Symboliquement, des élèves de trois écoles primaires sont aujourd’hui en train de faire un volontariat au niveau du site Madala et nous prévoyons de planter 8 millions de plants d’ici les vacances du printemps avec la contribution des élèves », déclare M. Yagouni, cadre à la Conservation des forêts. Seul le reboisement permet de protéger la forêt qui fonctionne pratiquement comme une grande éponge, du fait que les pluies en s’égouttant à travers les branches des arbres, s’infiltrent dans les sols poreux pour réapparaître en débits réguliers et durables dans les sources et les nappes phréatiques. Par ailleurs, elle retient la puissance des torrents, limitant ainsi les inondations, atténue le bruit et capte la poussière par centaines de kilomètres de particules sur les feuilles des arbres. En un mot, elle régule le climat. Dommage qu’on ne charge pas aussi les services des forêts de s’occuper des arbres plantés par la Direction des travaux publics ou les communes au niveau des routes nationales et des artères des villes car ces arbres sont parfois laissés à l’abandon et finissent par mourir.

A. Gana