Comme chaque année, depuis la nuit des temps, la journée du premier novembre est consacrée officiellement par le grand village d’Imaandène pour le coup d’envoi de la campagne oléicole. «En effet, à l’instar de tous les villages de M’Kira ou ceux de toute la Kabylie, le début de la campagne oléicole est annoncée après la cérémonie du sacrifice qu’on appelle chez nous «Tahamamth» qu’on peut traduire par «le petit bain de purification », dans d’autres régions, il s’agit de Timechrit », nous explique M. Ali Ziat, président de l’association culturelle «Tad’Art» tout en ajoutant que pour cette cérémonie, étant donné que le village s’est beaucoup agrandi, le comité ainsi que les associations ont décidé d’impliquer chaque quartier dans l’organisation. Pour cette année, le village Immadène a décidé de sacrifier pas moins de neufs boucs et il a été convenu également de scinder le village en trois quartiers donc, chacun recevra trois bêtes dont la viande sera partagée entre toutes les familles, chacune d’elles aura sa part. «En pareille circonstance, il n’y a pas lieu de refuser de prendre sa part sous peine de se voir accablé de malédictions. Le réfractaire risque même une mise en quarantaine. » dira un sage du village. Par ailleurs, notre interlocuteur nous renseignera encore plus sur cette pratique ancestrale qui demeure une occasion pour resserrer non seulement les liens familiaux mais également entre tous les villageois comme elle est également une action de solidarité envers les nécessiteux mais sans oublier qu’elle est avant tout spirituelle pour rendre grâce à Dieu de ses bienfaits pour cette grande richesse qu’Il leur octroie.
Essaid Mouas
