Les citoyens des communes de Bechloul, El Esnam, Ath Laaziz et le chef-lieu de la wilaya de Bouira sont sans eau depuis trois jours. Cette coupure est due à des réparations au niveau de la station de pompage du barrage de Tilesdit, relevant de la commune de Bechloul. Mais le «hic» dans cette affaire, c’est que l’agence ADE de Bouira n’a pas cru bon d’alerter la population à propos de cette coupure, laissant des milliers de familles dans l’expectative. Aucune affiche, ni le moindre communiqué n’ont été publiés. D’ailleurs, l’ensemble des bureaux régionaux de la presse locale n’ont pas été destinataires d’une quelconque note explicative. Seule la radio de Bouira, laquelle il faut bien le souligner n’a pas un grand auditoire, a eu droit à un communiqué de la part de l’ADE. D’ailleurs, c’est en contactant la rédaction de cette radio que notre interlocutrice nous a indiqué les raisons de cette coupure. C’est dire que l’agence ADE de Bouira manque cruellement de sens de communication. Pour ce qui est des citoyens, ils ruminent leur colère et font contre mauvaise fortune bon cœur. Hier, plusieurs habitants de la ville de Bouira se sont littéralement rués vers les mosquées ou bien les sources d’eau afin de s’approvisionner en ce précieux liquide. Certains n’ont pas caché leur mécontentement vis-à-vis de cette situation, qu’ils considèrent comme inacceptable. «Il y a des travaux à faire, c’est normal. Cependant, la chose qui n’est pas du tout normale et acceptable, est que cette agence n’a même pas pris la peine de nous informer pour que nous puissions prendre nos dispositions », dira un habitant du quartier des 130 logements. Un état de fait qui pousse les citoyens à s’interroger sur les méthodes de communication et la relation qu’a l’ADE avec ses clients.
R. B
