Parmi les recommandations issues des travaux de la conférence économique et sociale tenue trois jours durant au Club des pins, figure en bonne place la nécessité de mettre en place, dans les délais les meilleurs, un plan d’action pour améliorer le climat des affaires en Algérie.
Ce qui ne pourrait se faire sans une identification minutieuse des obstacles entravant l’acte d’investir, tout comme a été prise en considération la nécessité absolue de poursuivre l’intensification des efforts pour instaurer un environnement propice et attractif pour les investisseurs, lesquels, pour un grand nombre d’entre eux, n’ont eu de cesse de relever les obstacles bureaucratiques. A ce titre, les participants ont appelé à mettre en place un «climat stable», assurant la continuité des politiques publiques et la réduction de la fréquence des changements législatifs. Selon le ministre de l’Industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse sanctionnant les travaux de cette conférence, une nouvelle réorganisation du secteur public marchand donnera, de facto, aux entreprises économiques publiques une autonomie de gestion, supprimant ainsi tout intermédiaire entre elles et l’Etat. Cette nouvelle donne aura pour conséquences directes, d’apporter des modifications dans la composante des conseils d’administrations qui seront désormais composés de banquiers et d’experts. Quant aux dirigeants d’entreprises économiques, ils seront tenus par des contrats de performances qui leur permettront de bénéficier d’une augmentation de leurs rémunérations pour s’acquitter de leurs tâches sans pression ni ingérence. Concernant le développement du secteur des PME, Abdeslam Bouchouareb a annoncé une refonte de la loi d’orientation, jugée obsolète et nécessitant d’être revue pour s’adapter aux nouvelles exigences. Selon le conférencier, cette nouvelle révision est déjà engagée au niveau de son département, eu égard au « taux de mortalité des PME ». La règle 51/49%, régissant l’investissement étranger en Algérie, sera expurgée du prochain code de l’investissement pour le rendre plus attractif, mais ne sera en aucun cas totalement supprimée, a annoncé également le ministre de l’Industrie et des mines. Plus explicite, le ministre a souligné que cette mesure du 51/49% ne figurera pas dans le futur code des investissements mais doit relever de la réglementation des activités et secteurs économiques, citant l’exemple du secteur pétrolier régi par un code d’investissement spécifique. «Nous allons enlever tous les points qui pourraient entraver (l’investissement) et ne garder que les facilitations et l’accompagnement des projets (allant) de la conception jusqu’à la réalisation. La mesure du 51/49% n’a rien à faire dans le code de l’investissement». D’autres recommandations et pas des moindres ont été établies, comme la nécessité de revoir le mode d’allocation du foncier et d’accélérer le programme de réhabilitation des zones industrielles existantes.
Ferhat Zafane
