Tizi-Ouzou : Ils demandent les décisions des logements – Les habitants de la cité Mokadem Amar descendent dans la rue

Les habitants de la cité Mokadem Amar, communément appelée «les baraques», sise au chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, à une soixantaine de mètres de la cité administrative, ont procédé hier, à la fermeture de la route longeant le siège de la wilaya pour exiger que leurs soient remises les décisions d’attribution des fameux logements sociaux 1500/5000 à Oued Falli, «où les pouvoirs publics ont promis de les reloger», nous indiquera leur porte-parole. En effet et pour être définitivement rassurés sur leur recasement, les habitants de ce bidonville demandent ces décisions d’attributions pour pouvoir procéder au payement du cautionnement pour l’acquisition définitive de ces logements sociaux. «Nous avons été reçus, le 21 avril 2011, par le wali qui nous a promis de nous reloger dans des logements décents et dans des délais raisonnables, mais ce n’est que dernièrement, après une autre action, qu’on nous a promis de nous reloger à Oued Falli», nous confiera l’un des résidants de la cité Mokadem. «Nous sommes quelques 181 familles à vivre dans ces baraques en préfabriqué datant de l’ère coloniale et qui se trouvent dans un état de délabrement avancé. Nous pouvons plus attendre. Nous vivons dans la précarité la plus totale», déclarera un autre résidant en expliquant que «ces habitations, construites en matériaux légers, sans assises solides, recouvertes de tôles ondulées et exposées à tous les aléas climatique, ont été prévues à l’origine pour une courte durée, et avec les années elles tombent progressivement en ruines». «Nous avons fait une action, le mois d’août dernier, suite à quoi ils nous ont promis de nous reloger avant le 30 septembre passé mais malheureusement rien n’a été fait. Ils nous ont demandé un petit glissement pour terminer les finitions de ces logements et ce dernier a pris beaucoup de temps», déplorera le représentant des protestataires. «Le premier responsable de la wilaya s’est engagé lors d’un passage à la radio de Tizi-Ouzou, à raser cette cité dès la première quinzaine du mois de novembre 2014, mais au jour d’aujourd’hui rien n’a été fait dans ce sens ! Et c’est pour cela que nous avons décidé de passer à l’action, et nous n’arrêterons pas jusqu’à satisfaction de nos revendications», conclura le porte-parole des contestataires.  

Karima Talis