Personne n’est à l’abri des néfastes agissements de ces bandes de malfrats qui écument nos villes et villages. Les citoyens sont détroussés de leurs biens dès qu’ils s’absentent ou que leur vigilance baisse. Il y a quelques jours, un magasin d’habillement du centre-ville a été vidé de son contenu estimé à environ deux cents millions de centimes. Ce qui inquiète les commerçants dont le souvenir de la série de vols de l’hiver dernier, est toujours vivace. Pour éviter que pareille situation ne se répète, ils se concertent en vue de trouver les solutions qui s’imposent. Le phénomène qui était le propre des villes, a gagné ces derniers temps, les villages dont les habitants découvrent avec tristesse, que leurs hameaux ne sont plus ces havres de paix d’antan. Pour accomplir leur sale besogne, les cambrioleurs repèrent les maisons inhabitées ou celles dont les propriétaires sont temporairement absents. Ce qui exclut les étrangers au village puisque les voleurs semblent connaître les habitudes de leurs victimes ainsi que les lieux. C’est ce qui s’est passé dernièrement à Taourirt Manguellet où il n’est pas aisé de se mouvoir dans ce dédale de ruelles et d’impasses, sans un guide du village. Plusieurs maisons ont reçu la visite de ces noctambules, d’un autre genre. Leur butin va de l’argent aux effets vestimentaires en passant par les bêtes. Il y a quelques jours, une vieille femme a eu la désagréable surprise de constater la disparition de ses quatre moutons de l’étable où elle les avait parqués, la veille. Cependant, elle a eu la chance de les découvrir attachés dans un champ, à la sortie du village. Il semblerait que le chauffeur du fourgon qui attendait ses acolytes, était dérangé et se serait enfui, avant l’arrivée des bêtes. « La valeur du butin est insignifiante par rapport au préjudice moral que cause une infraction », dira ce vieil homme, victime, lui aussi, de ces brigands. A ait Ailem, les malfaiteurs se sont attaqués à un véhicule particulier qu’ils ont saccagé car n’ayant pas pu s’en emparer. Avec l’affaire des voleurs de voitures arrêtés, il y a peu, par la police ( voire DDK du 18 décembre), les citoyens ont raison de s’inquiéter. Si dans les villages la police veille au grain, il n’en est pas de même dans les villages où le citoyen doit faire face, seul, à toute éventualité. Connaissant l’esprit de solidarité qui anime les villageois, gageons que la situation ne durera pas éternellement et gare à celui qui se fera épingler.
Nacer Benzekri
