Les 100 locaux par commune, lancés en 2005 par les pouvoirs publics dans le cadre du programme présidentiel en vue de lutter contre le chômage et pour aider les jeunes chômeurs et promoteurs à s’insérer dans la vie active, n’ont pas encore été attribués à ceux ayant accompli toutes les formalités nécessaires et répondant aux critères réglementaires. Au niveau du chef-lieu de la commune de Tigzirt, une trentaine d’entre ces locaux sont mis aux calendes grecques. «C’est trop, le sempiternel problème n’en finit pas», déclare un citoyen ayant formulé toutes les démarches requises. En effet, à la demande de certains jeunes chômeurs, on s’est déplacé au lieudit La grande plage, où sont implantés ces locaux, et où l’on a constaté de visu qu’une trentaine de garages, achevés depuis plusieurs mois, demeurent non opérationnels à ce jour. Un jeune citoyen nous dira à ce sujet : «J’ai commencé les démarches depuis 2006, j’ai dépensé plus de 10. 000 dinars pour l’exploitation d’un restaurant, mais la clé ne m’a pas été encore remise pour lancer mon activité j’ai raté deux saisons estivales, pour entamer mon petit commerce, mais en vain. Et cela à cause de l’atermoiement et de l’attentisme des autorités locales qui prétextent, à chaque fois, qu’ils reste des petites bricoles à finir, c’est trop !». Les jeunes chômeurs de la commune de Tigzirt interpellent les autorités compétentes afin d’accélérer les démarches nécessaires pour l’attribution de ces locaux et la remise des clés aux bénéficiaires méritants.
Mohammed Amrous
