A la grande déception des amoureux de la nature, une partie du littoral, aux atouts touristiques certains, montre un visage hideux avec ces ordures qui s’accumulent sans que les responsables envisagent les mesures nécessaires. En effet, une virée dans le village des falaises, situé à quelques encablures du chef-lieu de la commune de Melbou, nous a permis de constater avec beaucoup d’amertume, la présence d’une décharge sauvage jouxtant la mer, sous des figuiers où, malheureusement, on continue à déverser n’importe quoi sans se soucier de la grave atteinte à l’environnement. Ce lieu paradisiaque, véritable havre de paix qui mérite un meilleur sort est, aujourd’hui, dans un état désolant avec ces amas d’ordures et de sacs éventrés qui jonchent les falaises qui étaient, autrefois, du temps des colons, un port valeureux et très rentable. Où est donc cette campagne de sensibilisation et d’hygiène du littoral, amorcés cete dernière décennie par le ministère du Tourisme et de l’Habitat, et qui a fait couler beaucoup d’encre ?La préservation du littoral a été au menu de plusieurs rencontres, mais en vain. Ces « côtes d’or »— pour reprendre les expressions du ministre du Tourisme-constituent une priorité absolue dans le programme du gouvernement à travers la création d’un observatoire du littoral, l’élaboration d’un décret relatif à la concession et à l’exploitation des plages, la promulgation d’une loi et la consécration de crédits considérables pour la réalisation d’infrastructures spéciales pour un suivi rigoureux et la préservation de l’environnement. Mais, malheureusement, la réalité est toute autre : entre les dires et les actes, il y a un énorme fossé. Où sont donc les services de l’environnement alors que « dame nature » continue de subir le tort des gens ?Le cas des falaises de la coquette station balnéaire Melbou, classée, pour rappel, pour la cinquième fois consécutive, meilleure plage du littoral bedjaoui, nécessite un écho… escompté !
Rabah Zerrouk
