A quand les rocades prévues ?

l La ville de Draâ El Mizan reste un carrefour incontournable pour se rendre vers les villes de Tizi Ouzou, de Boghni d’un côté, et vers Aomar et Tizi Ghenif, de l’autre. En effet, aujourd’hui, aussi bien les habitants du centre-ville que les automobilistes souffrent quotidiennement des énormes embouteillages. Les semi-remorques chargés de matériaux de construction venant d’Aomar représentent un danger permanent pour les piétons. Aussi, un évitement devient une urgence. D’ailleurs, deux rocades ont été prévues. L’une servira aux usagers de la RN 25 qui doivent se rendre à Tizi Ouzou, et l’autre pour ceux qui se dirigeraient vers Tizi Ghenif. « Nous avons peur pour nos enfants, dès qu’ils sortent et se retrouvent dans la rue. La circulation à Draâ El Mizan est devenue, ces dernières années, très dense. Il faudrait que les autorités réalisent les rocades », dira un citoyen du centre-ville. Effectivement, durant les heures de pointe, notamment aux alentours de 7h du matin et vers midi, nombreux sont ceux qui préfèrent garer leurs véhicules. En raison de la circulation, beaucoup d’élèves arrivent en retard à l’école. « Pourtant, le ministre des Travaux publics en 2002, lors de sa visite à Draâ El Mizan avait insisté sur la réalisation d’une rocade à l’entrée est de la ville », a ajouté un autre interlocuteur. Certes, ce projet est inscrit, mais toujours en attente d’être lancé. L’exode rural et l’urbanisation ont quadruplé la population citadine ces dernières années, si bien que le centre-ville se trouve asphyxié. D’autre pensent que l’évitement diminuerait l’activité commerciale. Chacun a ses raisons. Cependant, pour la majorité de la population et même pour les élus rentrés en lice après les élections de novembre dernier, la réalisation des rocades passerait avant toute autre considération. Maintenant que la commune est gérée par des élus représentant la population, la relance de l’idée et la concrétisation du projet sera indubitablement leur préoccupation primordiale. En définitive, ce projet constituera tout de même une solution pour régler les problèmes de la circulation routière en ville. Draâ El Mizan est traversée par deux routes nationales (RN 25 et RN 38), la première reliant les villes de Bouira, et d’Aomar c’est-à-dire de l’est à Tizi Ouzou, et la deuxième reliant Tizi Ghenif, les Issers (Boumerdès) à Tizi Ouzou.

Amar Ouramdane