Akbou toujours sous les ordures

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La ville d’Akbou s’enlise, chaque jour davantage, dans sa fange nauséabonde, sans qu’aucune solution ne se profile à l’horizon pour conjurer la menace qui pèse sur la santé de ses habitants. Subissant de plein fouet cette situation aussi absurde qu’inédite, un collectif de citadins est sorti de sa réserve pour dénoncer «un laisser-aller grave». Dans une déclaration adressée ces derniers jours aux autorités à tous les niveaux et dont une copie nous a été remise, les rédacteurs du document ont brossé un tableau des plus sombres de la situation qui prévaut, en alertant sur le danger de «prolifération de maladies et épidémies ». Avec force détails, les pétitionnaires ont décrit une dégradation tous azimuts de la cité «la bétonisation et la poubellisation» de leur ville. «Même les sites historiques ne sont pas épargnés», s’insurgent-ils, horripilés. Tout en montant en épingle l’histoire et l’épopée glorieuse de l’ex daïra d’Akbou, les rédacteurs du document dressent un constat sans appel de la clochardisation qui affecte présentement une cité urbaine, ne disposant même pas «d’une bibliothèque, d’une médiathèque, ou d’un jardin public…». Et de suggérer : «Akbou doit investir dans la science, la culture, la communication, l’art… car porteurs d’espoir». Mais dans l’immédiat : «Akbou doit redevenir propre. Une commune aussi riche peut même se permettre une usine de recyclage et de récupération des déchets», martèlent-ils. A bon entendeur…

N. Maouche

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