La journée d’études sur l’aménagement des oueds, organisée conjointement par le ministère des Ressources en eau et la société sud-coréenne, Daewoo, chargée du projet d’aménagement de Oued El Harrach, a permis de faire le point sur les voies et moyens de mettre sur pied le mode de protection des villes contre les inondations en Algérie. Thème aussi sensible que récurrent, notamment en cette période de pluies. Depuis toujours et particulièrement ces deux dernières décennies, on assiste, parfois impuissants, aux effets dévastateurs des inondations qui affectent aussi bien le nord que le sud du pays. Les exemples sont multiples et s’il fallait en choisir le plus illustratif en matière de dégâts, celui de Bab El Oued, en 2001, demeure le plus dramatique. Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a fait savoir que des solutions de protection des villes contre les inondations sont, actuellement, mises en œuvre à cet effet. Et de citer comme exemples le cas de la ville de Batna, Ghardaïa, Alger et Sidi Bel Abbes. Pour ce qui est de la capitale, l’aménagement de Oued El Harrach, considéré comme le point noir de la capitale, consiste en la dépollution des eaux et l’aménagement de la rive longue de plus de 19 kilomètres. Il sera, ainsi, érigé sur toute la zone précitée, un pole d’attraction où des piscines et des espaces verts viendront remplacer l’espace nauséabond et repoussant qui a, de tout temps, caractérisé cette partie du territoire de la commune éponyme. Mais de façon globale, la journée d’études, d’hier, avait pour objectif de situer les zones permanentes d’inondations. Car, il est notoirement connu qu’en Algérie, les oueds, en zone urbaine, peuvent constituer des sources permanentes d’inondations. C’est pourquoi, a-t-on appris à l’issue de la présentation du projet d’installation des équipements d’observation et de mesures des systèmes de prévision de crues, des aménagements ont été réalisés tout au long de ces oueds et concernent principalement la prévention des inondations par la création de murettes et d’ouvrages anti-crues et la consolidation des berges par bétonnage. Selon le ministre du secteur des eaux, qui a à son actif une multitude de réalisations en la matière, «un autre projet important est en cours de réalisation portant sur l’acquisition d’équipements d’observation et de mesures hydro-pluviométriques sur une centaine de stations réparties sur l’ensemble du territoire national» en ajoutant que «l’objectif est de mette en place un système de prévision et d’alerte des crues». Des initiatives salutaires dans la mesure où cette technique viendra amoindrir le nombre de crues dont les effets charrient d’innombrables dégâts.
Ferhat Zafane.
