FFS : Conférence Nationale de Consensus – Un Conseil National extraordinaire d'évaluation, ce vendredi

Le Front des Forces Socialistes tiendra, ce vendredi à Alger, un Conseil National extraordinaire pour «évaluer le travail accompli dans le cadre de la préparation de la Conférence Nationale de Consensus». .

L’information nous a été révélée par le P/APW de Tizi-Ouzou et confirmée par M. Rachid Halet, membre de l’instance présidentielle qui dirige le parti. C’était hier en marge d’une sortie de proximité à travers certaines ruelles et places du centre-ville de Tizi-Ouzou. Il y avait du beau monde dans la « caravane » du FFS qui est allée donc à la rencontre des citoyens dans la rue, pour expliquer davantage ce projet de Conférence Nationale de Consensus. Ainsi, en plus de M. Halat et M. Haroun, l’implication du sénateur Moussa Tamadartaza, du fédéral, Farid Bouaziz et autre députés et élus locaux était très remarquée aux côtés de nombreux militants mobilisés à l’occasion. La procession a pris son départ du siège du parti sis en ville pour aboutir à la place du 17 octobre sur la grande rue qui traverse la cité. Sur place, les responsables du parti ont eu à discuter avec les passants expliquant leur projet pendant que les militants s’affairaient à la distribution de prospectus traitant de cette initiative de la CNC. Les acteurs politiques ont eu notamment à réaffirmer le caractère « sans exclusion » du projet. «La Conférence telle que nous la concevons sera une conférence par tous et pour tous. Elle repose sur une approche collective et consensuelle à toutes ses étapes. Elle sera scindée en deux sessions, la première pour exposer le point de vue des participants, la deuxième portera sur le contenu proprement politique qui sera élaboré collectivement», est-il expliqué dans la brochure distribuée aux citoyens. En aparté M. Haroun Hocine confiera que le FFS accorde une très grande importance à l’initiative, capable à ses yeux de constituer une étape importante dans la vie politique nationale. «Nous allons tenir ce vendredi un Conseil National d’évaluation sur les rencontres bilatérales et les sorties de proximité que nous avons initiées pour expliquer le projet, que ce soit aux partenaires politiques, qu’ils soient partis ou personnalités, ou aux organisations de masses et aux citoyens de manière générale… Je pense sérieusement que nous sommes à la veille d’un grand rendez-vous qui se prépare. Personnellement, je considère qu’il y a eu, jusque-là deux consensus dans la vie politique algérienne. Il y a eu le déclenchement de la guère de libération nationale en 1954, puis le congrès de la Soummam en août 1956. Depuis, le pays a dû subir crise sur crise y compris au lendemain de l’indépendance qui a été cela dit, le meilleur des aboutissements pour la révolution. Et la situation est de nos jours plus complexe encore. Avec un système plus ou moins finissant, un Président malade, nous ne savons pas où nous allons. Des voix divergent, chacune ce qu’elle réclame : une élection présidentielle anticipée par-ci, destitution du Président par là… Nous au FFS, nous voulons surtout nous mettre autour d’une table sans préalable. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de projet, mais c’est pour mettre en exergue que la solution doit jaillir de la discussion, d’un consensus le plus large possible. Et quand nous sommes autour de la table, à chacun de mettre en avant l’intérêt suprême du pays», explique-t-il. Pour sa part, M. Halet Rachid, qui a confirmé la tenue du Conseil National d’évaluation pour ce vendredi, n’exclut par un autre round d’entrevues avec les partenaires déjà rencontrés, en vue d’aller au fond des choses. «Jusque-là ce furent plus des rencontres préliminaires et les échos ont été divers. Il y a des adhésions franches, d’autres qui ont émis des réserves… Moi je garde espoir que même les positions les plus réticentes évoluent face aux urgences qui se manifestent. C’est pour cela que je considère qu’il y a encore un travail à faire avant de trancher certaines questions», commente-t-il. Y a-t-il une échéance toutefois fixée pour concrétiser cette Conférence Nationale de Consensus dont la préparation semble s’allonger dans le temps? Lui a-t-on demandé. «A priori, je ne peux donner une quelconque date, mais ça sera dans un avenir proche», rétorque-t-il. «Il n’est pas exclu que le Conseil National de ce vendredi propose une date», finira-t-il par concéder.

Djaffar Chilab.