Lors de notre enquête, nous avons fait connaissance de Tahar, citoyen de Bouira qui avait fait les frais des gendarmes de Beni Slimane, dans la wilaya de Médéa. Surpris en flagrant délit de franchissement d’une ligne jaune, son permis lui sera retiré sur place. Accompagné d’une amende de 4000 dinars, le permis restera plus de deux mois sans lui être restitué. De même, Tahar ne recevra aucune convocation l’invitant à se présenter devant la commission des permis de Beni Slimane. Ce n’est que la semaine dernière, plus exactement lundi passé premier jour du Ramadhan, que par hasard, il se rendra à Beni Slimane où il sera surpris d’apprendre que son nom figurait sur la liste des personnes devant comparaître devant la commission. Il s’en sortira avec une peine d’un retrait de permis de 45 jours. Le hic cependant, est que son permis lui avait été confisqué pendant plus de deux mois. Serait-il en droit de réclamer une quelconque compensation ? Rien n’est moins sûr !
B. H.
