Vingt-deux attributaires de la révolution agraire, exploitant les terres agricoles du domaine Chenna Mhand après sa dissolution, sont montés au créneau, cette semaine, pour réclamer les actes d’expropriation des portions de leurs terres pour les besoins du passage de la pénétrante reliant l’autoroute Est-Ouest à Béjaïa. Pour se faire entendre, ils ont procédé depuis dimanche dernier, à la fermeture du chantier de la pénétrante au niveau de leurs terres, situées à Ighzer L’kime dans la commune de Seddouk. Avant-hier, lundi, le chef de projet de la pénétrante au niveau de la direction des travaux publics de Béjaïa s’est déplacé sur les lieux pour décanter la situation, mais sans pouvoir y parvenir à dissuader les contestataires qui campent sur leur position. Nous avons consulté un représentant mandaté par ses paires qui nous a donnés de plus amples informations. «Cela fait longtemps que nous attendions la remise de nos actes d’expropriation mais, malheureusement, ils tardent à nous être remis. Comme les domaines nous envoient des lettres pour payer les droits de concession incluant même les portions de terres touchées par la pénétrante qui se chiffrent à une quinzaine d’hectares, nous souhaitons voir la situation clarifiée en forçant qui de droit pour nous remettre les actes d’expropriation. Comme nos revendications ne semblent pas être entendues, nous avons décidé de procéder à la fermeture du chantier de la pénétrante depuis dimanche dernier. Le chef de projet au niveau de la DTP de Béjaïa est venu, dans la matinée d’avant-hier, pour nous dire que les arrêtés d’expropriation sont du ressort de la DRAG qui les délivre mais sans nous dire quand est-ce qu’on les recevra. Alors, on a décidé de continuer notre mouvement», a expliqué notre interlocuteur qui a informé par ailleurs, que certains propriétaires de terres touchées par le passage de la pénétrante dans les villages de Biziou et Gueldamen, et qui sont dans le même cas, se sont joints à eux.
L. Beddar
