Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou – Les enseignants battent le pavé

Ils étaient des centaines d’enseignants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou à braver les intempéries hier, pour battre le pavé.

Comme initialement prévu de Hassnaou I vers la cité administrative où ils se sont rassemblés banderoles à la main sur lesquelles on pouvait lire entre autres «les enseignants universitaires : le Bouc Emissaire de l’administration et de la tutelle», «prérogative bafouées, dignité piétinée», «les enseignants universitaires 47000 DA-25000DA (location) = 22000DA un salaire de misère», «les enseignants universitaires sans domicile fixe», «Non ! Stop ! Basta ! à la bureaucratisation de la pédagogie, de la recherche, au mépris de l’enseignant, à la destruction de l’univer sité à la dévalor isation des diplômes et au bradage de la formation», «Non à l’éclatement de l’UMMTO», «A quand une autre université à Tizi-Ouzou», «Pas de promesses, on veut des solutions». Arrivés à bon port, les protestataires ont dégagé une délégation de 08 enseignants, repr ésentants les différentes facultés de l’UMMTO, qui a été reçue par le chef de cabinet par intérim de la wilaya. Le coordinateur du CNES/UMMTO, M Samy Hassani Ould Ouali, nous déclarera suite à cette entrevue «Nous n’étions pas là-bas pour négocier mais pour remettre la plateforme de revendications qui a émané de la dernière assemblée générale que nous avons tenue et pour réclamer nos droits les plus élémentaires sur lesquelles nous étions en négociation avec les services de la wilaya depuis 04 ans !». «Nous nous sommes entretenus avec le responsable qui nous a reçus tout en lui signifiant clairement qu’il ne dispose pas des prérogatives pour régler les problèmes pour lesquelles nous nous sommes déplacés !» dira M Ould Ouali, ajoutant «Nous maintenons donc notre demande d’audience auprès du premier responsable de la wilaya, le seul habilité à prendre des décisions en sa qualité de représentant de la république au niveau local…». Cette fin de non recevoir, selon notre interlocuteur, ouvre la brèche à l’extrême qui mèner ait inéluctablement à la grève illimitée, «Maintenant, nous allons actionner le deuxième levier qui a également émané de l’assemblée générale qui est la grève illimitée». Rappelons que les enseignants chercheurs du supérieur ont entrepris cette action qu’ils définissent comme étant une marche pour «la dignité» laquelle «a pris de ces coups qui font qu’aujourd’hui, l’enseignant chercheur est outragé voire injurié et frappé vertement» fustigent-ils dans une déclar ation qu’ils ont rendue publique.

Karima Talis