Il faut croire que le fonctionnement du bureau de poste de Ain El Hammam, à quarante kilomètres au sud est de Tizi Ouzou, dépend essentiellement du réseau électrique de la ville. Dépourvu d’un groupe électrogène, le bureau d’Algérie Telecom est paralysé à chaque coupure d’électricité fréquentes en hiver dans une région soumise aux intempéries. Usagers et guichetiers sont alors suspendus à la moindre lumière clignotante, pouvant indiquer le rétablissement du courant. Sachant que l’attente risque d’être longue, les clients quittent les lieux sans que personne ne les informe d’une reprise éventuelle du travail. Il n’est pas rare que des pannes de réseau ou d’électricité surviennent, particulièrement lors des chutes de neige, comme c’est le cas, il y a quelques jours. La poste fait partie de ces services stratégiques qui ne doivent s’arrêter de travailler que dans des cas extrêmes. Pour insister sur l’importance de la poste, les anciens rappellent que « dans les années 70/80, l’unique bus reliant Michelet à Tizi Ouzou se devait de rentrer chaque soir, quelles que soient les conditions, puisqu’il devait acheminer le courrier à destination. »
«Un organisme comme Algérie Poste ne risque pas de se ruiner avec l’acquisition d’un générateur d’électricité pour les besoins des guichets» affirme un usager révolté qu’en 2O14, on en arrive à ces situations. «Où est le progrès ?» Pendant ce temps, la poste est réduite à gérer de petites opérations comme au bon vieux temps.
A. O. T.
