Suite aux deux jours de grève initiée par l’Association des commerçants de la commune d’Azeffoun, une réunion de travail a été tenue jeudi 11 décembre, au niveau du cabinet du Wali sous la présidence du wali, M. Bouazghi, en présence de directeurs de l’exécutif. Les membres de la dite association ont longuement mis en exergue les nombreuses carences dont souffre la commune d’Azeffoun et par ricochet toute une population à laquelle on a fait miroiter que leur localité pourrait devenir une wilaya déléguée. M. Bouazghi a écouté les doléances et revendications à l’origine de cette protestation qui a vu Azeffoun devenir ville morte pendant deux jours durant. Pour rappel, tous les commerces ont baissé rideaux mercredi et jeudi, jour de marché hebdomadaire. La poste, la banque, la Sonelgaz, la SAA et l’Actel ont été «invitées» à adhérer à cette union pour qu’Azeffoun sorte de sa léthargie. Au centre de ces revendications, figure l’aménagement urbain. En effet, cette station balnéaire qui reçoit un nombre important d’estivants accuse un retard énorme sur ce volet. « L’été on a droit à la poussière et l’hiver, à la boue ! Au moins avec la boue, ce sont nos souliers qui en pâtissent, pas nos poumons », ironise un citoyen. Tous les axes offrent un décor d’une ville abandonnée. L’éclairage public n’existe qu’à certains endroits. «L’esplanade est bien éclairée mais pour y arriver, il faut se munir d’une torche», dira un habitant de la cité Amirouche. Pour les autres carences, il y a lieu de relever celle afférente à l’électricité en général. Les membres de l’association ont insisté pour pourvoir Azeffoun d’une agence Sonelgaz dotée d’une brigade d’intervention à même de parer aux coupures de courant qui surviennent pratiquement à chaque moindre orage. Nombre de commerçants ont vu leurs produits avariés suite à ces coupures que rien ne justifient. La fibre optique est aussi revendiquée pour améliorer le réseau téléphonique et surtout le réseau internet qui laisse à désirer. «Je paye quelque chose que je ne peux utiliser que rarement» dira un locataire de la cité Moula. Devant le Wali, les membres de l’association ont évoqué les manquements constatés au nouvel hôpital d’Azeffoun : outre le manque de spécialistes, le service hémodialyse n’arrive pas à fonctionner faute de praticiens, il en est de même pour la radiologie qui exaspère tant les malades que les médecins. Au niveau de cet hôpital, on déplore également l’absence d’un groupe électrogène qui aura à pallier les ruptures de courant qui laissent parfois les malades sans chauffage. Par ailleurs, il a été aussi question de l’école primaire Sadou Ali qui est complètement délabrée et qui risque de voir une catastrophe endeuiller la famille éducative. Et lors de cette réunion, M. le Wali a instruit son exécutif avec la plus grande fermeté en vue de prendre immédiatement en charge et de manière efficace tous ces volets dans les plus brefs délais. Ainsi donc, et selon un calendrier établi personnellement par le Wali, il a été décidé lors d’une réunion au siège de la daïra, tenue avec le chef de daïra intérimaire, le 14 du mois en cours, d’une feuille de route pour prendre en charge tous les travaux et toutes les démarches pour améliorer un tant soit peu le quotidien des citoyens. Pour ce faire, une commission de suivi des travaux a été installée qui aura pour tâche d’évaluer quotidiennement l’état d’avancement de toutes les opérations lancées. Signalons que suite à toutes ces démarches, le Directeur de l’Education s’est déplacé dimanche à Azeffoun où il a eu à constater de visu l’état lamentable de l’école Sadou Ali qui nécessite un véritable plan «Marchal» pour éloigner tout danger et assurer une bonne scolarité aux enfants. Le DSP, quant à lui, s’est rendu à l’hôpital pour s’enquérir de tous les problèmes qui rendent la mission du personnel médical de cet EPH des plus ardues. De toutes façons, les membres de cette association qui ont reçu toutes les garanties pour la prise en charge de leurs revendications, somme toute légitimes, sont très satisfaits, eux qui ont eu à l’affirmer lors du compte-rendu présenté à la salle des fêtes devant une assistance nombreuse, d’autant plus que «le Wali a promis de se déplacer dans la deuxième quinzaine de décembre à Azeffoun pour «écouter la population et répondre à ses vœux», finit par confier M. Amar Rami, membre de l’association des commerçants de la commune, à l’origine de cette action qui a suscité l’adhésion de toute la population de la ville des Artistes.
T. Yahia
