Très peu sont cette année les sorties champêtres caractérisant la campagne oléicole à Ath Leqser. La rigueur de l’hiver passé a, par ses fortes chutes de neige, beaucoup endommagé les oliviers qui ont connu, à vrai dire une forte baisse de fructification. Les oléiculteurs un peu dépités de cette pénurie, seraient quand même forcés à ramasser si faiblement que ce soit la quantité de ce précieux fruit. En effet, cette campagne, finalement entamée n’a en réalité duré que peu de temps, car la plupart d’entre eux ont rentré un peu plus tôt que de coutume leurs biens maigres récoltes, A la différence de ceux de la localité de Tiliouat et du lieu dit de « Taratcha », qui relèvent des exploitations agricoles collectives, où la cueillette donne pleine et entière satisfaction. En ce sens que ces plantations souvent fructueuses appartiennent à une espèce d’arbres spécifique. Par ailleurs, le réseau d’huilerie comptant une dizaine au niveau de la localité n’a pas jusqu’alors entrepris les travaux préparatoires pour accueillir les premières triturations. Et cela, malgré quelques quantités de récolte conséquentes et en vue. En outre, ce qui n’est pas du tout à envier, c’est le prix du litre d’huile d’olive qui est en hausse atteignant actuellement les 250 DA. Un coût qu’on retrouve en tous lieux et surtout auprès de certains revendeurs en possession de stocks d’huile achetés l’année précédente à des fins spéculatives. Vu que la région connaît souvent des récoltes hypothèques en raison de la carence qui se voit dans la faible densité de l’olivier,soit 100 arbres par hectare. Un potentiel, qui n’a de surcroît aucune différence spécifique. Un mélange d’arbres séculaires dont le rendement ne répond qu’à des consommations domestiques. L’huile d’olive, en somme, reste l’ingrédient fondamental de sapience culinaire dans la plupart de nos contrées berbères. Sa consommation constante est un moyen prophylactique efficace, et un garant d’une bonne santé. Selon quelques indications thérapeutiques, il possède des vertus d’une puissance cordiale, laxative et une force de préserver, de prévenir contre un bon nombre de maladies telles que : les accidents cardio-vasculaires et les troubles circulatoires.
R. Debakhe
