L’école primaire Mazar Amar toujours fermée

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Les parents d’élèves de l’école Mazar Amar ont fermé hier encore l’établissement. Ils ne veulent toujours pas laisser leurs enfants rejoindre les bancs de ladite école, avant que leurs revendications, ne soient prises au sérieux. Ces revendications se résument en la réalisation immédiate des travaux de rénovations de la toiture et de l’étanchéité afin d’empêcher l’infiltration des eaux dans l’ensemble des classes. En effet, très tôt hier, soit le 15 décembre de l’année en cours. Une foule énorme s’est formée devant le portail de l’école en question, attendant le P/APC, toute en espérant que celui-ci leur apportera une bonne nouvelle. Et à leur déception, rien n’est acquis, même pas une promesse de la part des services concernés. Voyant les choses camper sur leurs positions, les parents d’élèves ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève et de protestation afin de faire pression sur les services concernés. Plusieurs parents en colère nous interpellent pour dénoncer les mauvaises conditions dans lesquelles leurs enfants sont scolarisés. Devant cette situation qui a trop duré les parents d’élèves ne comprennent pas pourquoi il faut faire recours à la grève dans l’espoir de se faire entendre. Une des parentes d’élève nous dira : «Est-ce que les services concernés doivent voir une catastrophe se produire dans cette école pour qu’il puisse enfin faire bouger les choses ? C’est incroyable que ces derniers ne bougent même pas le petit doigt ! Cela fait plus de deux ans que cette situation dure. Combien de temps faut-il donc pour refaire une simple toiture ? On n’a pas demandé la construction d’une nouvelle école, on a juste réclamé dans la mesure du possible, de refaire la toiture, ce n’est pas la lune qu’on demande !» Et termine en disant : «On est déterminé à aller jusqu’à satisfaction de nos revendications.» Effectivement, nous avons pu constater, sur les lieux, que les intempéries de 2012 ont engendré d’énormes dégâts. A ce jour, rien n’est fait, les travaux ne sont même pas encore lancés, et avec l’hiver les autres intempéries, l’école se dégrade de plus en plus et tombe en ruine. Pis encore, l’une des classes de l’école en question est dépourvue de toiture. Et le toit des autres classes risquent de s’effondrer à tout moment. Normalement, dans telles conditions, il faudra fermer l’école, ou au moins, l’étage qui est touché. Il faut souligner et à juste titre que les revendications des parents d’élèves ainsi que des enseignants et de toute la famille éducative qui souhaitent voir une issue positive, soient tout à fait justifiées, et il est temps que la situation change.

Youcef Ziad

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