L’Association algérienne de lutte contre le tabac est née, le 9 décembre dernier, à Alger : sa mission, on l’aura compris, est de sensibiliser la population aux dangers du tabagisme et en l’incitant à diminuer la consommation de tabac, voire à la supprimer. Et comme le tabagisme pose de graves problèmes de santé publique, il s’agira aussi d’inciter l’Etat à mettre en place un dispositif de protection de la population. Déjà, un appel est lancé en direction des autorités et des parlementaires pour la ratification, par l’Algérie, de la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé pour la lutte antitabac. Il est plus qu’urgent, en effet, devant le nombre, sans cesse croissant de décès dus au tabac, d’intensifier les campagnes de prévention et de surveiller l’application des règles et des lois en vigueur, en matière de lois antitabac. Il s’agira aussi –et l’appel s’adresse, en premier lieu, aux parlementaires- de renforcer cette législation, notamment l’interdiction de fumer dans certains lieux, et pourquoi pas, comme on le fait dans certains pays pour l’alcool, l’interdiction de vendre du tabac aux mineurs. En effet, de plus en plus de jeunes fument aujourd’hui, inconscients des méfaits de la cigarette : si ces méfaits ne se voient pas immédiatement sur les gorges et les poumons des quinze-dix huit ans, ils font des ravages à l’âge adulte. L’école, l’université, les médias, les associations médicales et sportives devraient s’impliquer dans cette lutte, ainsi que les particuliers. En effet, avant de demander aux jeunes d’arrêter de fumer, les adultes –parents, enseignants, médecins…- ne devraient-ils pas donner l’exemple ?
S. Aït Larba
