Promesses non tenues

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31 familles continuent actuellement de vivre presque les mêmes situations endurées depuis l’Indépendance, et ce, malgré maintes promesses toujours non tenues.Il s’agit bien sûr des familles qui habitaient la cité (ou plutôt le bidonville) dite de la gendarmerie où la vie été devenue en toute saison un véritable calvaire.Aussi, après les visites successives de ces dernières années, effectuées sur place par les walis, MM. Ouali Abdelkader et l’actuel Ouaddah Hocine, une décision a été prise de raser cette favela pour construire des logements plus décents à la place mais entre temps les occupants doivent patienter dans d’autres logis de fortune, ceci d’autant plus qu’ils sont habitués.L’ancienne ex-CAPCS a été choisie comme transit. Les citoyens, n’ayant pu obtenir une place dans l’un des hangars, ont reçu des tentes ; d’autres avec les tôles ondulés qu’ils avaient, ont construit d’autres gourbis, ce qui fait du lieu un autre bidonville avec la boue en moins en ces journées de pluie.“C’est comme au temps de la guerre”, me lance un confrère lors de cette visite dans cet endroit où on n’aimerait pas trop s’attarder car la misère est trop dure à supporter pour ceux qui n’ont pas l’habitude.“Nous sommes ici depuis les 15 et 16 février 2005,cela fait maintenant presque une année alors que les responsables nous avaient promis que nos logements seraient prêts dans six mois”, nous déclare l’un de nos accompagnateurs.Sorti d’une masure, un homme de forte corpulence nous ordonne de quitter immédiatement les lieux où nous n’avions pas le droit d’y pénétrer car, pour lui, la presse n’avait pas fait son travail au moment opportun alors que c’était faux. Nos accompagnateurs bien décidés à nous faire tout le tour, se sont engagés les premiers devant cet énergumène qui se prenait pour le porte-parole de leur association, prenant la responsabilité de la visite de ce lieu.Après, nous nous rendîmes sur le site de l’ex-cité de la Gendarmerie, complètement rasée, où les travaux de terrassements ne sont pas encore achevés.“Voilà ! maintenant, les travaux sont à l’arrêt depuis des mois à cause d’un litige qui oppose la zone d’activité qui a acquis une partie de la parcelle à un autre promoteur qui en a fait de même ; nous attendons au milieu notre sort”, se lamente notre vieux accompagnateur que le temps et le mauvais sort ne semblent pas lâcher.Philosophe ou par dépit, l’un de nos accompagnateurs nous déclarera à la fin et pour mettre un peu d’ambiance dans le groupe : “Nous n’allons pas demeurer à la CAPCS quarante et un ans quand même !”.

Essaïd N’Aït Kaci

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