Dans le sillage de la 7ème édition du Salon du livre, plusieurs auteurs se sont prêtés aux ventes dédicaces. Nous citerons entre autres Amel El Mahdi et ses romans « Yansel, fils de l’Ahaggar » et « Tin Hinan, ma reine », publiés par Casbah éditions ; Mohamed Attaf « Tizi-Ouzou à travers les âges », « La sainte » et enfin Abderahmane Yefsah qui a publié « Et Caïn tua Abel » à compte d’auteur. La première citée jeta son dévolu sur le grand sud qu’elle a sillonné de long en large et surtout aimé. En effet, comment ne pas être fasciné par ces espaces, ces étendues féeriques et ces montagnes gorgées d’histoires et de légendes que nous décrit, nous content merveilleusement Amel El Mahdi. L’un et l’autre de ses romans sont une immersion littérale dans l’univers et les personnages de ces deux récits. Quant à Mohamed Attaf, commissaire aux comptes dans le civil et auteur récipiendaire du prix Apulée, décerné par la bibliothèque nationale en 2007 , ses deux romans « La sainte », publié aux éditions Achab et « Tizi Ouzou à travers les âges », édité chez Dalimen, nous amènent le premier dans les méandres de la tragédie de l’histoire d’un amour, qui, comme ce genre de récits qui finissent toujours en queue de poisson, est fait de haut et de bas, et le second qui scrute sa ville, Tizi Ouzou, et son passé. Il nous rappelle à bien des égards « L’Histoire de Tizi-Ouzou » de Smail Fredj ; la mémoire vivace et les références judicieuses. Pour ce qui est de Abderahmane Yefsah et de son livre « Et Caïn tua Abel », il nous transporte de plain-pied dans les années de feu, de sang et de larmes qui l’ont touché dans sa chair avec la mort de son frère assassiné par les obscurantistes dans les années 90. Sa plume acerbe où transparaît la douleur et suinte le dépit à fleur de peau. La 7ème édition du salon du livre a été comme les précédentes éditions, l’occasion pour les lecteurs de découvrir de nouveaux auteurs et d’apprécier leurs talents.
Sadek A. H.

