Aïn-Bess am : Elle dure depuis près d’un mois – Revoilà la pénurie du lait !

Encore une fois, les citoyens de la commune d’Aïn-Bessam, située à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, se plaignent d'une nouvelle pénurie du lait en sachet.

Depuis près d’un mois, la population locale s’astreint à un parcours du combattant quotidien pour trouver un sachet de lait, que l’on ne peut obtenir qu’après une attente éprouvante dans de longues files formées devant les épiceries des quartiers, mesquinement approvisionnées en ce produit de large consommation, a-t-on constaté. «La plupart des revendeurs nous ont informés qu’ils n’ont pas été servis par les camions de distribution. Cette situation fait que, encore une fois, nous avons été contraints d’en chercher ailleurs», nous disent certains citoyens. «Il faut se lever tôt, occuper une place devant les alimentations générales, pour pouvoir arracher difficilement un sachet de lait», affirme un autre riverain. Selon d’autres citoyens, le lait pasteurisé en sachet est introuvable au-delà de 7h30, les quantités distribuées «s’envolent» dès les premières heures. «La maigre quantité destinée à notre localité s’épuise dès les premières heures de la matinée. Les citoyens des villages limitrophes souffrent, eux aussi, de cette pénurie, vu que le produit n’est plus livré vers leurs bourgs !», font-ils remarquer. D’autres commerçants vendent le lait de vache à 40 DA le litre. Pour les citoyens, cette crise, qui dure depuis plus d’un mois sans qu’aucune explication convaincante ne soit fournie, n’est pas de bon augure. Beaucoup d’entre eux se rabattent sur le lait en poudre moyennant le prix fort. Selon des revendeurs du centre-ville d’Aïn-Bessem, cette nouvelle pénurie serait due à l’absence de fournisseur propre à cette localité. « Les quantités qu’ils nous livrent sont essentiellement destinées à Sour El-Ghozlane», affirme un commerçant, avant d’ajouter : «Nous avons signalé ce problème depuis plusieurs années, mais rien n’a changé pour le moment et les 50 000 habitants de cette localité continuent à souffrir de ce problème récurrent !».

O. K.